À quoi sert l’union africaine ?
Au regard de son historique, son ancêtre l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) avait disparu comme d’ailleurs la Société des Nations (SN) , l’ancêtre de l’actuelle ONU à cause des chocs qui émanaient de la mauvaise gestion interne et les manipulations des influences extérieures qui n’ont pas servi l’Afrique.
Aujourd’hui, l’Unité Africaine (UA) connaît des mêmes chocs et échecs cuisantes comme celles de l’organisation des Nations Unies à cause des mêmes manipulation et la mauvaise gestion volontaire interne.
L’Afrique est aujourd’hui à nouveau face à elle-même avec ces problèmes évoqués propres à elle que vous connaissez. Les guerres, le terrorisme come moyen de pression , le chômage endémique des jeunes, la pauvreté croissante, l’absence des soins adéquats, l’implosion démographique qui est un avantage mais aussi un problème lorsqu’il n’y a pas des perspectives d’emplois et la faim, le manque d’eau potable, le phénomène du banditisme urbain appelé à Kinshasa et Brazzaville << kuluna >>, le taux de mortalité infantile galopant, le niveau de la vie rabougri, il est raccourci à 50 ans, l’insécurité multiformes , l’obsession de la convoitise impérialiste etc…
Tant que cette union recevra des subventions extérieures , le diktat de sa gouvernance aura une influence extérieure.
Naturellement, on écoute celui qui donne, et on ne crache pas dessus. Cette union devra tout comme des nations africaines dessinées par l’occident à la conférence de Berlin de 1845 prendre une indépendance réelle en s’assumant. Les organisations internationales africaines doivent prendre l’exemple de la réussite de la vraie et seule union africaine, la société d’aviation Air Afrique.
Pour ne pas qu’elles reçoivent des ordres extérieures. C’est aussi le cas de ce qui serait une Cour Pénale Internationale (CPI), l’indépendance est l’option nécessaire pour se réinventer une vocation objective .
Tant que ces institutions et même les nations africaines recevront des aides extérieures infantilisantes, elles recevront puissamment l’ordre venu d’ailleurs . Comment l’Afrique peut se construire sur toutes les formes et dans la dignité en recevant historiquement l’ordre de ses partenaires ?
Non, ce n’est pas possible logiquement. Tant que ça sera ainsi le continent aura dans la coopération bilatérale avec l’occident, le rôle de l’employé de maison qui subira des sévisses sans moyen de défense , il aura un second rôle y compris dans ce qui le concerne directement.
Par exemple on décide pour l’avenir du continent africain au conseil de sécurité par des étrangers qui pour certains n’ont jamais mis leurs pieds en Afrique. Ils l’ont vu sur les photos et croient que les africains vivent sur les arbres. Donc ils n’ont pas besoin de transformer leurs matières premières surplace pour générer les emplois en garantissant l’avenir de leur jeunesse.
Croyez vous vraiment que c’est pour rien que le continent africain ne siège pas au conseil de sécurité de L’ONU ? Cette condamnation sur immaturité africaine est une discrimination.
Et si on avait des hommes ou des élites valables, on allait quitter cette organisation en claquant la porte .
Cette discrimination est une façon de vous dire que tout est fait à dessein et dans les intérêts de ceux qui sont à l’origine.
Par ailleurs, ça veut dire qu’il y a une volonté de refuser à l’Afrique son autonomie. Pourquoi ?
Et là lorsqu’on est africain les réponses sautent aux yeux. Servons nous de la réflexion nous grandirons !
Mais, si nous nous contentons de boire, de danser de rire et de vouloir beaucoup de femmes, nous ne sortirons pas de l’auberge. Le continent demeura un continent spolié, souillé une adresse de toutes les perversités du monde avec des éventuels et potentiels complices de l’intérieur. La traite négrière, la colonisation et le néocolonialisme ont connu une réussite à cause des complicités internes.
Et les manipulateurs historiques l’ont compris. Aujourd’hui, notre domination subi connaît le même modus operandi et le même modus vivendi. Camarade Pambou, les problématiques que tu poses sont des vrais sujets de réflexion et de dissertation dont je ne peux être insensible.
Ça devrait être le cas de tout africain sérieux. Nous avons besoin de l’érection d’une volonté politique coordonnée, d’une existence synergies africaines, mais aussi d’une gestion exemplaire des affaires .
Les sévisses que le continent subi de la part des forces extérieures est un cas qui est presque unique dans le monde.
Pourtant il y a la pauvreté en Amérique latine mais elle n’a pas le même poids des discriminations que l’Afrique. Nous avons toujours été considérés comme comme des sous hommes.
C’est à nous d’abord de l’intégrer et de chercher les mécanismes qui expriment la volonté d’une liberté factuelle. Ché Guevara se s’est battu pour l’Amérique latine et le monde.
En Afrique il y a eu des Kwamé Nkrumah, Sékoutouré, Marien Ngouabi, Thomas Sankara. Aujourd’hui, en Afrique toutes les parodies de démocraties installées par Monsieur François Mirterand tombent une à une.
Lorsqu’un homme qui est éduqué depuis son enfance par l’esprit de l’intérêt, sans lequel, rien n’est possible , et qui grandit et vieillira dans l’intérêt comme un ordre de vie sociale, professionnelle et publique, il ne peut agir sans intérêt et pour le bien des autres .
Cet homme qui n’a que l’intérêt comme repère est capable d’user y compris des rapports de forces pour obtenir ce qu’ il lui faut, eu importe le prix à payer .
Et si nous pensons que Monsieur Mitterant François qui décide d’une orientation politique démocratique unilatérale en Afrique est originaire d’un monde qui a l’adn de l’intérêt, il ne peut avoir imposé la démocratisation continentale dans un intérêt continental, ce serait très beau n’est ce pas ?
Pourquoi l’a-t-il fait alors ? That is the question !
Me concernant,
j’ai toujours pris le facteur spatio- temporel fait des événements comme boussole de la réflexion pure ailleurs et en Afrique à ce moment là comme repère. Cela nous ramène à la question suivante : comment était le continent africain politiquement et sociologiquement ?
On se rappellera que l’Afrique avait des pouvoirs monopartistes très fortement établis. Certains chefs d’Etats à l’instar de Bokassa (Rep centrafricaine) , Mobutu (Zaïre) , Eyadema (Togo), Idi Amin Dada (Ouganda) et bien d’autres dans le continent s’orientaient politiquement vers l’érection des petits royaumes. Les hommes d’Etats cités étaient empereur, marichal etc…
C’était le chemin tout tracé pour qu’ils finessent des rois en Afrique . Mais il y avaient aussi vers les années 90 des États comunistes qui osaient sur le plan de la coopération internationale, le multilatéraliste orienté avec les pays de l’Est, de l’Asie, l’Amérique du Sud , tels que L’URSS devenue en 1989 avec la chute du mur de Berlin, la Russie, Cuba, la Chine etc…
Cette coopération, même si elle se faisait avec des États communistes, elle était une obstruction naturelle vis à vis des États occidentaux. On peut donc comprendre la motivation brutale de François Mitterant de vouloir changer le jeu dans cette partie du monde, et que ce changement puisse garantir la consolidation de leurs l’intérêts locaux. Ainsi, depuis l’avènement de la démocratie qui devait être un outil de la gouvernance objective en Afrique, le continent est devenu de plus en plus une adresse où s’invitent toutes sortes de violences par le désordre.
Quels sont les mécanismes de la pratique de cette démocratie assimilée ?
Nous allons nous appuyer bien évidemment sur un exemple factuel d’une actualité politique pathétique en Afrique en joignant notamment une vidéo qui l’illustre.
Au Sénégal, le Président Macky Sall un ami connu de occident est élu pour un mandat d’un an renouvelable une fois.
C’est le cas de figure actuel au Sénégal après la gestion de deux mandats. Dans ce pays actuellement , il y a la montée d’une jeunesse révoltée contre les intérêts occidentaux avec notamment un symbole comme Ousmane Sonko. Presque partout en Afrique de l’Ouest on assiste à des ruptures qui viennent de la révolte au Mali, Burkina Faso, Guinée Conakry.
Une main invisible va se foutre d’une façon ostentatoire des principes démocratiques qu’elle a pourtant imposé il y a quelques années dans le continent afin de permettre une troisième mandat au gardien de son temple, la mangeoire ou son grenier .
Nous rappelons que c’était déjà le cas en Côte d’Ivoire où il pourrait même y avoir un 4 ème mandat.
Cette démocratie sert la main invisible de diviser pour régner longtemps, ainsi elle assure sa propre survie économique et financière interne , vous l’aurez compris.
Il est interdit dans l’esprit du capitalisme sauvage de vouloir que l’Afrique spoliée pour ses intérêts soit bien gouvernée ou mieux gouvernée.
Chers camarades l’avenir du continent nous appartient, c’est à nous de prendre notre liberté afin que le continent africain espère des améliorations idoines.
Les jeunes ont une responsabilité historique à prendre leur responsabilité . C’est ce qui se passe partout en Afrique de l’Ouest. C’est la jeunesse qui paie cher face aux problématiques de débouchés d’emplois. C’est elle qui a un avenir hypothéqué. Voila pourquoi ceux qui essaient la traversée de la méditerranée dans les moyens de fortunes dans la recherche d’un l’eldorado , dont certains meurts noyés sont des jeunes africains, il n’y a pas de vieux dans les embarcations de fortunes.
Elle n’a aucune perspective pour se projeter dans l’avenir chez elle . Notre devise devrait être, << la vie est un combat permanent ! >>.
En Europe a 18 ans un enfant envisage de quitter la maison familiale. Cependant en Afrique, à 50 ans avec femmes et enfants, le grand enfant est sous le toit familial. C’est un paradoxe !
Cet indice dit long pour celui qui comprend. Dans la question posée par le deuxième post du camarade Jean Jacques Pambou, FAUT-IL -IL DISSOUDRE L’UNION AFRICAINE , vous avez là des indices fournis méthodiquement afin que chacun imagine sa réponse. J’ai donné la mienne et vous l’avez ! Bon dimanche à tous…
JPO


