Quand Sassou-Nguesso fut promu vice- président de Pascal Lissouba par Omar Bongo Odimba

 

«  A force d’enfouir la vérité sous terre, elle finit par vous explosez au visage » disait Émile ZOLA dans son « j’accuse « « en 1870 .

Trois siècles après l’histoire semble se répéter il ne s’agit plus du capitaine Alfred Dreyfus mais il s’agit du réquisitoire de Evrad Nangho , un autre » j’accuse « qui a jeté le caillou dans la marre au point de déstabiliser les thuriféraires des deux régimes successifs au Congo !

.

on construit un avenir avec le passé renchérit le vieux sage Korobo Matsouaniste.

Mais que serions-nous si les générations passées cachaient leurs erreurs à leurs successeurs ?

ils condamneraient ces derniers à revivre les mêmes erreurs.

Le devoir de mémoire , c’est de faire de tel sorte que l’histoire ne soit pas enterrée, ni falsifiée, et que nos morts ne soient pas morts pour rien.

Parlant du régime Lissouba déchu, Evrard Nangho, jeune objecteur de conscience, montre l’angle mort du régime de lissouba . Il déclare : « L’une des erreurs fatales de Lissouba s’était son refus de se rendre à Libreville au sommet de la derniere chance sous l’égide de la France et du Gabon avec la participation de plusieurs chefs d’état du pré-carré français …» cette analyse très lucide lui a valut l’acrimonie des jeunes de l’UPADS.

Or,Evrad Nangho dit juste ; s’agissant de Libreville, les confessions du général GIAP,Jean Marie Tassoua, l’un des chefs de file de guerre de 1997, disent bien que le cessez -le feu a été du pain béni pour le camp Sassou.

Ils étaient à court de munitions,

au bord de l’effondrement lorsque tombe l’appel au cessez – le feu de Libreville . Ils saisissent alors la balle au bond , et presse Sassou de se rendre à Libreville dans l’espoir d’obtenir la vice-présidence . Lissouba a payé très cher son orgueil. Sassou rêva d’être le vice président de Lissouba, il devint président.

Pauvre Lissouba, il ne suffit pas d’être intelligent pour être bon politique !

Quelle erreur monumentale que de s’afficher avec SAVIMBI , sachant que cela allait lui attirer des ennuis avec l’Angola, qui plus est , une puissance militaire régionale.

Nous mettons à défi Grégoire LEFOUOBA celui que l’on surnomma le « Borris Eltsine congolais ou mwana mboka«  de nous contredire, lui , qui fit partie des saints des saints des deux temples, qui assista à la Bérézina du camp Lissouba et qui et vécut cette tragédie dans sa chair.

En ce jour de noël, le Dieu vivant est témoin. Sassou aurait-il un cul bordé de nouilles et le congo une propriété de Lucifer !

On ne falsifie pas l’histoire car elle est têtue.

Afin d’aider le lecteur à une meilleure compréhension de la situation prévalant à cette époque, nous donnons les détails ci-après. En effet, les hélicoptères de Lissouba avaient fini par faire mouche,mettant en  difficulté Sassou et ses troupes.  Dans  le jeu de dupes que jouaient les pétroliers, ces derniers finançaient concomitamment les deux parties ;question de ne pas mettre tous les œufs dans un seul et même panier.

Bongo très au parfum de la déroute de Sassou , proposa , avec l’appui de la communauté internationale, un cessez le feu. Car, Bongo était très embarrassé par cette guerre qui le mettait à l’étroit entre les  » dzabis » dérivée des téké  très majoritaire au Gabon ,qui le surveillait comme de l’huile sur le feu et d’autre part les intérêts de sa chère épouse Édith, dont le papa filait du mauvais coton ! 

 Bongo plutôt futé  ,initia le cessez  le feu en vue de sauver les meubles.  Sassou fut ainsi sauvé par le gong à l’image  d ‘un boxeur mettant un genou à terre .

Tel un boxeur chancelant,il ne manqua  de se saisir de l’occasion,car pressé par l’angoisse et la peur que nourrissaient ses hommes par manque de munitions  !

La logistique venait à manquer. Ce que confirmeront les indiscrétions de Jean Marie Tassoua.

Sassou-Nguesso s’en saisit comme une bouffée d’oxygène, et s’empressa de se rendre à Libreville . Ce dernier  après avoir pris une déculottée, se rendit donc au Gabon.

Et il fit profil bas !

Mais  ,Lissouba fut piégé par  son  propre orgueil .

Mal lui en prit ,il ne daigna point se déplacer, se rendre à Libreville, confiant la tâche ingrate à son premier ministre d’alors  Bernard  Bakana KOLELAS.

  En effet, l’ avance de Lissouba,sur le terrain le rendit hautain. Ainsi,les chefs d’état réunis pour la circonstance se sentirent blessés,offusqués. 

Lissouba venait de commettre sa plus grande faute politique ! 

Sassou plaida alors sa cause au milieu des invités éberlués par l’impolitesse de Lissouba.

Ces chefs d’état humiliés  tranchèrent en faveur de Sassou, dont le sort qui lui fut préalablement réservé, était d’accepter la vice -présidence.

Ainsi aurait pu-t- on retrouver à la tête du CONGO  un triumvirat : à  savoir  Pascal  Lissouba, président  et Sassou-Nguesso,son vice-président, et puis Bernard KOLELAS, premier ministre ! 

  Dans l’histoire des hommes, le facteur chance compte;compte de beaucoup !

Sassou  eut la chance de sa vie ! 

La chance est de beaucoup. Napoléon, lorsqu’il s’apprêtait à  recruter un général, en dehors de ses qualités d’officier supérieur , il lui demandait et s’assurait si ce dernier était chanceux.car la poisse ça existe .

Or,Sassou est très  chanceux,chanceux d’avoir rencontré  Marien Ngouabi,chanceux de n’avoir pas été décapité à la conférence nationale, tel Louis XVI à la révolution lors de la révolution française, et chanceux face à  Lissouba, qui a commis une faute monumentale

 Ainsi,Sassou serait-il revenu aux affaires  par la petite porte.Lissouba lui offrit le boulevard.  En recevant publiquement Savimbi,il posait un casus belli à la grande Angola.

Et la guerre de 1991 avait enlevé à  Lissouba le soutien  populaire  né de son élection. 

Or,on n’affronte pas la communauté internationale  sans avoir le soutien de  sa population, Lissouba, avec la guerre de Diata,avait scié la branche sur laquelle il était assis. 

Sassou s’engouffra.Cest le génie de l’homme politique. 

Sassou-Nguesso est un renard de surface.

La chance sourit à celui qui la cherche  Le triomphe de  Sassou est dû à sa belle étoile, il sait lire quand les astres sont alignés.

Sauvé  des eaux, d’une noyade,Sassou-guesso se trouve aujourd’hui du haut de l’olympe.

Mais,marchant à  nouveau sur la tête des congolais, comme si l’histoire n’a rien apporté à l’homme comme enseignement .Mauvais redoublant  .

Lissouba mourut politiquement de ses propres erreurs, car on ne touche pas au pétrole quand on n’a pas son peuple derrière tel Assimi Goita,au risque de se faire éjecté, surtout quand on y prête le flanc avec la bourde de Libreville. Les hommes de Lissouba encadrés par son chef d’état major particulier ,Ferdinand  Mbaou avait réservé une défaite cuisante à Sassou-Nguesso et  ses troupes, mais ça se retourna contre eux,du fait des grossièretés du professeur-president.

On comprend dès lors la haine que Sassou voue à  Mbaou !

  Les turpitudes de Lissouba avaient fini par le dépérir. Et,Moungounga Kombo Nguila dut s’enfuir en se maquillant en femme du coté de Dolisie destination du Gabon !

,notamment Ouabari Mariotti qui venait de publier un essai   » ce jour là  en Jean’s  » comme pour exorciser le mal qui le ronge autant que ses autres compagnons d’infortune. 

Les confessions de Jean Marie Tassoua ,déshérité du pouvoir de Sassou , sont éloquents. Lui,qui a lutté aux côtés de Sassou broie, du noir,question de dire que le pouvoir est à Oyo,et pas dans la Likouala.

L’histoire est cyclique,il n’est pas exclu que nous assistons à  des rebondissements.

Mais cette fois,Sassou sera enfermé à St Hélène, cette île de la méditerranée où  Napoléon termina ses derniers ,en guise de punition, du fait de sa mégalomanie.

Question de dire que les mouvements de l’histoire s’inscrivent dans une dialectique. Les partisans de Lissouba n’ont de cesse de fulminer face à celui qui apparaît à leurs yeux comme un usurpateur. Lissouba battu,certes mais il entre dans le panthéon pour avoir été le seul  et unique président élu au suffrage universel.

Ce qui n’est pas peu de choses, Youlou fut élu, mais par un collège de notables.

A Sassou de relever le défi, or à  en croire les saintes écritures, Sassou Nguesso n’a jamais gagné une seule élection au Congo ! 

Greeh,greeh,greeh ,lisons- nous autrefois dans les bandes dessinées avec le personnage de Akim et Zembla !

Sassou est-il prêt à se frotter à  cet exercice ,à  sortir la tête de l’eau. 

Lissouba l’observe dans les profondeurs de son sommeil !

Armand Mandziono Butélézi le vindumuneur Mushi Nzo  Kongo

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