QU’EST QUE C’EST QU’UN TRAÎTRE EN POLITIQUE AU CONGO.

Dans tout le narratif politique du Congolais, tous les traîtres ne sont que du sud en général plus particulièrement du pool ,autrement dit ils sont tous laris .

Voilà le cliché que se transmet les congolais de générations en générations, sans exception aucune ,à l’image de cette surprenante petite erreur commise par Albert Einstein en relativité restreinte découverte et corrigée par ses contemporains.

C’est ce à quoi je vais m’atteler à démontrer par des faits réels qui sont encore présents dans nos mémoires, surtout que certains acteurs que j’évoquerai ci-dessous sont encore vivants et donc des faits indiscutablement vérifiables ..

Le lari traître ici , traître la bas .

Ce mensonge marche tellement à merveille jusqu’à nos jours, c’est devenu le meilleur prétexte pour mieux ostraciser ces derniers, sur fond d’un tropisme qui semble être irréversible dans un pays où l’on a fait du lari la cible de toutes moqueries et de toutes les méchancetés par extension le bouc émissaire; la personne sur qui est rejetée une faute et sur qui retombe les conséquences.

Tenez ! « Ba bakongos ba bomi Marien » » Le Lengui c’ est toujours nous.

C’est pour cela que notre analyse logique et rationnelle se fera sur deux volet

1) Sur le  lari nécessiteux , c’est à dire l’indigent.

Quant on sait que n’importe quel nécessiteux est facilement corruptible et, cela quelque soit son ethnie, mais curieusement , lorsqu’il s’agit d’un lari , ça devient une affaire d’état ,qui fait chantait les congolais à tue tête le fameux refrain suivant « c’est toujours les mêmes ».

2)S’agissant des lari socialement bien assis dans la société congolaise .

Mon Étude comparative sur fond de théocidé en matière de traîtrise politique et de corruption relève ,que la palme d’or revient aux Mbochis

Jetant mon regard sur des personnes d’un rang social élevé, l’histoire m’apprend que les deux premiers corrompus étaient le député du MSA Henry Itoua en mai 1958 ,qui soutenu le député français Crhistian Jayle au détriment de son compagnon du même coin et même parti   Maurice Lheyet Gaboka ,et  celle auparavant  du député Yambo  éminent membre  du GPES de Kinkounga Ngot en septembre 1957,  un ressortissant Bakouélé de la Sangha élevé par une dame de l’actuel  lékoumou .

Au regard du développement assez récent de notre politique l’idée reçu selon laquelle que les laris sont des traitres pour avoir dit -on lâchés l’Abbé Youlou en 1963, alors que les syndicalistes en mouvement reflétaient la multipolarité ethnique du Congo .

A l’aube du processus de la démocratisation suite à la conférence nationale de 1991, lors de la formation du 1er gouvernement de la république issue de la l’alliance UPADS- PCT ,un fait mémorial c’était produit, qui est tout le temps occulté pour des raisons qui ne sont connues certainement que par des initiés de la politique congolaise.

Sur les cinq ministres nommés par le président pascal lissouba ,deux personnalités c’étaient désistées, les trois autres avaient préférées s’accrocher aux oripeaux du pouvoir.

Dans ces faits la singularité était portée sur deux personnes, l’un Isidore Mvouba homme  du pool, qui refusa cette offre par fidélité à son mentor Denis Sassou- Nguesso ,alors que l’autre Grégoire Lefoba, devenu entre-temps professeur autoproclamé avait trouvé l’occasion de se souvenir qu’il était aussi Téké Kota comme le président pascal Lissouba ,devenu du coup son parent du coin reniant systématiquement son appartenance au nord ,  le président de Sassou- Nguesso , qu’il venait de servir comme porte parole de campagne.

Qui des deux est le traître?

Le meilleur exemple de fidélité en politique repose purement sur une base idéologique et non sur des émotionnelles . c’est le cas précis du président de l’Assemblé Nationale  en la personne d’ Isidore Mvouba , un grand Lari de son Etat , qui n’a pas mordu à l’appât tendu par le professeur Lissouba pas même  à l’appel du MCDDI ,contrairement à beaucoup d’autres dont l’inconstance est la marque de fabrique , qui laisse leur leader en raz campagne pour des choix opportunistes .

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Quant aux traîtres politiques du sud.

Je constate simplement que la palme d’or revient aux sudistes Bembes M’ beri Martin, Claudine MUNARI, Tamba – Tamba, et aussi Pierre Mabiala  du Niari pour ne citer que ceux là .

Ou est donc la traîtrise tant évoquée des Laris ?

Est -ce que parce que le président Rostel Bakoua ,le général Vadou et leurs acolytes ont eu à rencontrer l’amiral Okemba, à l’Ambassade du Congo au vu et au su de tout le monde .

Peut- on qualifier cette rencontre citoyenne de traîtrise par rapport quoi ?

Il y’ a vraiment de quoi se poser la question de savoir qu’est -ce que les détracteurs tout azimut des laris ont dans leurs cerveaux?

Accusé  répondez !

Je pense et je crois que ma thèse sera démolie comme un château de sable.

La traîtrise consiste à trahir une relation et, celui qui trahit est appelé étymologiquement en français un félon.

Que l’on aime ou pas Sassou-Nguesso, il faut reconnaître que Isidore Mvouba est resté fidèle,dans sa relation avec Sassou –Nguesso ,comme d’ailleurs le fut Gérard Bistindou, mais on ne peut nullement parler de félonie ou trahison , il se trouve que le propre des congolais est de cultiver l’amalgame, il confonde dévotion et trahison ;par exemple la dévotion à Satan le diable en lieu et place du bon Dieu ne relève pas d’une trahison , mais d’un choix délibérée , on a décidé de servir Satan en quoi cela est une trahison, s’il y a des laris qui ont fait le choix d’ être avec Sassou , c’est un choix politique ,mais pas une trahison .

Ce choix politique est remise en cause dés l’instant qu’il se pose un cas de conscience c’est à dire ,qu’on tue les leurs sous le règne de ce gouvernement et qu’il ne dise mot, voilà ou se pose le problème.

Encore que le cas de Yambo est discutable, il relevé de ce qu’on appelle en politique un transfuge et, les transfuges en politiques sont monnaies courantes comme le cas de Bernard Kouchener et Eric Besson tous les de hommes de gauche qui travaillèrent avec le président Nicolas Sarkozy un homme foncièrement de droite.

Méfions -nous des amalgames, les congolais feraient mieux de lire les livres et non de se raconter les contes de la brousse et de la foret

armand.mandziono@gmail .com

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