Le 5 juin 1997, la guerre éclatait à Brazzaville…
Le Général Denis Sassou Nguesso entrait dans l’arène contre le Président Pascal Lissouba. Quelques mois plus tard, le pouvoir basculait, plongeant le pays dans une crise profonde. Les messieurs Lissouba, Bernard Kolélas, Jacques Yhombi-Opango et plusieurs cadres du régime prirent la route de l’exil. Depuis lors, le Congo vit sous le même système politique, consolidé par plusieurs changements constitutionnels : ajustements, suppressions de limite d’âge, puis adoption d’une nouvelle Constitution en 2015. Vingt-huit ans plus tard, le pays s’apprête à vivre une nouvelle élection présidentielle en mars 2026, sans véritable alternative organisée.
L’Exil Politique…De l’honneur à l’oubli de mission…
Des centaines de responsables politiques congolais, anciens ministres, députés, officiers, avocats, intellectuels, médecins, hauts cadres, vivent aujourd’hui à l’étranger. Tous avaient juré, au lendemain de la guerre, de préparer le retour de la démocratie et la reconstruction du pays.
Mais un quart de siècle plus tard, aucune structure solide de l’exil politique n’existe.
Ils n’ont ni bâti un plan commun, ni créé un cadre de réflexion stable, ni lancé un mouvement politique crédible. Les réseaux sociaux sont devenus leur seule tribune, et la critique a remplacé la stratégie.
L’initiative lucide de l’OCJ…
Au milieu de ce désert politique, une voix s’est pourtant levée : celle de M. Armand Manziono, à travers l’OCJ « Opposition de Juxtaposition »…L’OCJ a, à maintes reprises, appelé à l’unité nationale de l’opposition. Elle a proposé : la préparation d’un dialogue inclusif, la mise en place de cellules diplomatiques capables de dialoguer avec les autorités françaises, congolaises, américaines et européennes.
A la construction d’un projet commun entre les leaders du pays et la diaspora politique. Des centaines de propositions concrètes ont été faites par M. Manziono et l’OCJ pour restructurer l’opposition congolaise, fédérer les exilés politiques et préparer une alternative sérieuse et crédible pour 2026.
Mais hélas, la majorité des anciens leaders exilés ont ignoré ces appels à la raison.
Les Exilés soi-disant politiques…Quand allez-vous enfin prendre vos responsabilités ?
Depuis 1997, des centaines d’hommes et de femmes, anciens ministres, députés, officiers, intellectuels et cadres de l’État, se disent exilés politiques. Ils se présentent comme des résistants du pouvoir de Brazzaville, des défenseurs de la démocratie, ou des opposants historiques. Mais depuis vingt-huit ans, qu’ont-ils réellement fait pour le Congo ?
Après le raté du 27 septembre 2015…
Souvenons-nous : le 27 septembre 2015, un référendum constitutionnel controversé a ouvert la voie à la continuité du régime. Or…Ce jour-là, l’histoire du Congo aurait pu basculer si la diaspora avait été unie, organisée, financièrement prête et courageuse. Mais au lieu de cela : les uns discutaient entre eux dans les salons parisiens et d’autres villes, les autres s’agitaient sur les réseaux sociaux, pendant que le pouvoir, lui…Avançait avec discipline et stratégie…
L’Exil n’est pas un Statut…Mais…C’est Une Mission…
On ne s’improvise pas “exilé politique” parce qu’on critique sur Facebook. L’exil politique véritable est un engagement, une mission patriotique, une école de responsabilité. Pendant que d’autres peuples utilisent leur diaspora pour construire des alternatives politiques, diplomatiques et économiques solides, les exilés congolais se perdent dans les querelles d’ego, les rivalités inutiles et les accusations sans fin.
2026…Le temps du courage…
À l’approche de la présidentielle de mars 2026, le Congo a besoin de patriotes, pas de
commentateurs. Il a besoin d’acteurs, pas de spectateurs. Assez de lamentations. Assez de divisions. Assez d’orgueil inutile. L’histoire ne retiendra pas ceux qui ont parlé le plus, mais ceux qui auront agi quand le pays les attendait.
Le message est clair…
A l’Exilés soi-disant politiques, l’heure n’est plus à l’attente ni aux discours de vengeance. Prenez vos responsabilités. Le Congo n’a plus besoin de fugitifs de la parole virtuelle, mais de bâtisseurs du courage et de stratégies politiques…
Pour nous, l’OCJ « Opposition de Juxtaposition » nous vous disons au revoir… et à bientôt…Mais la lutte continue, autrement, à travers le Journal NZOÏSME, pour la vérité, la paix et la dignité du Congo.
Texte écrit par le Colonel Vikis
LE NZOÏSME…

