LE COLONEL B RÉPOND A ARMAND MANDZIONO.

Armand Mandziono <[email protected]

 

Mon Cher Armand…Tu as dit…Opposants…

Je te réponds avec respect, mais aussi avec la franchise qu’exige la gravité de la situation politique congolaise.

Ce qui se déroule aujourd’hui sous nos yeux n’est plus du pluralisme politique, ni même une opposition affaiblie : c’est une mise en scène institutionnalisée de la contradiction, un théâtre où les acteurs prétendument opposés jouent tous dans la même pièce, sous la même direction.

Lorsque des partis qui se revendiquent de l’opposition – UPADS, UDH-YUKI, DDR, RDPS, et autres – participent au Congrès du Parti Congolais du Travail, ancien parti unique (1968-1991), ils franchissent une ligne historique et morale.

Le PCT n’est pas un parti comme les autres.

Il porte une mémoire lourde :

1- celle du parti unique,

2- celle de la confiscation de l’État,

3- celle des assassinats politiques non élucidés,

4- celle de figures majeures de notre histoire nationale : le Cardinal Émile Biayenda, le Président Massamba-Débat, le Président Marien Ngouabi, et tant d’autres victimes anonymes.

Participer à un tel congrès sans vérité, sans justice, sans rupture idéologique claire, ce n’est pas dialoguer :

1- c’est normaliser l’anormal

2- c’est légitimer l’illégitime

3- c’est transformer l’opposition en simple variable d’ajustement du système…

On nous parle de souveraineté, de vivre ensemble, de paix, d’espérance.

Mais quelle souveraineté existe sans élections crédibles ?

Quelle paix existe sans liberté de presse, de réunion et d’opinion ?

Quelle espérance peut naître dans un système où la bureaucratie est la seule force réellement active, pendant que la vie politique est étouffée ?

Lorsque la vie politique est asphyxiée dans tout le pays, la paralysie gagne toutes les institutions, y compris le PCT lui-même. L’État devient une coquille vide, administrée mais sans âme, sans débat, sans renouvellement.

Le pouvoir en place, conduit par Denis Sassou-Nguesso et son entourage, a fait un choix clair :

1- la conservation du pouvoir par le contrôle,

2- la stabilité sans démocratie,

3- une gouvernance fermée présentée comme paix sociale.

Face à cela, l’opposition congolaise officielle ou officieuse, n’a pas été vaincue par le pouvoir de Brazza, notre fameuse opposition que j’ai accompagnée depuis et plus en 2015…Durant 5 mois 24h/24 à juste renoncé….Voilà renoncer…À défendre les Congolais, privilégions le copinage avec les anciens collègues membres du PCT. Elle a choisi la participation symbolique plutôt que la confrontation politique, la survie organisationnelle plutôt que la crédibilité historique.

Je ne prône ni la violence ni le chaos. Mais je refuse l’hypocrisie politique.

L’histoire nous montre une chose :

1- On ne combat pas une dictature en l’imitant,

2- On ne la combat pas en l’accompagnant, 

Et encore moins en la décorant d’un pluralisme de façade.

Le Congo n’a pas besoin d’une opposition docile, Il a besoin :

de vérité politique,

de courage moral,

de ruptures claires, et d’une nouvelle génération de médiateurs, de bâtisseurs et de stratèges, capables de défendre le pays sans le livrer ni à la violence ni à la résignation. C’est ce débat-là que nous devons avoir.

– Sans complaisance.

– ⁠Sans peur.

– ⁠Sans trahir la mémoire de ceux qui ont payé de leur vie pour l’illusion du pouvoir absolu…Ne pas comprendre ça…Ça voudrait dire la nouvelle génération, n’a rien compris des politichiens…Je dis bien…Politichiens Congolais d’hier…

Fraternellement, 

Colonel B.

Mon colonel ma réponse est aussi simple . Je ne suis qu’un intellectuel qui est dans son rôle de dire la vérité et celui de démonter le mensonge sans pitié aucune.

armand [email protected]

 

Partager :