Mr. Armand Manziono…
Vous partez dans votre question de l’hypothèse où Denis Sassou-Nguesso serait déclaré vainqueur…Disons Un coup (KO) et conserverait encore…Encore…Et…le pouvoir. Dans ce énièmes scénario, on peut analyser ce que deviennent habituellement « les autres acteurs ».
1. Les opposants politiques
Après une présidentielle gagnée à 99%99 par le pouvoir actuel, surtout dans notre régime très dominé par un homme et un parti…(PCT) ou (Parti-Etat) plusieurs cas se présentent :
A/ Certains opposants acceptent les résultats et continuent leur combat politique de façon institutionnelle : ils préparent les législatives suivantes, s’expriment au Parlement s’ils y sont présents, ou réorganisent leurs micros partis. Ex: PAKO…RIP…
B/ D’autres contestent en dénonçant des fraudes ou un processus non transparent. Mais ici chez nous au Congo, ces contestations débouchent rarement sur un changement réel…MIERASSA, TSATY, LISSOUBISTES, MUNARI, ANGIOS…ETC…
• Une partie de l’opposition dite « modérée » peut être récupérée par le système, en entrant au gouvernement ou en bénéficiant de postes honorifiques. Cela a déjà été vu lors des précédents mandats…( LES KOLELAS, HELLOT, MOUNGALA, SILOU, NTOUMI…
)…Donc, concrètement : beaucoup resteront opposants sur le papier, mais avec une marge d’action réduite.
2. La diaspora…
Votre diaspora…Oui votre diaspora, notamment celle de France, la bruyante des diasporas congolaises a travers le monde, que vous représentez souvent dans vos publications, continuerait probablement :
• son rôle de critique extérieure du régime, et les empoignent entre elle…Sans stratégie diplomatique comme les autres diasporas dans le monde.
• ses actions de plaidoyer,
• ou au contraire, pour certains, une stratégie de coopération avec le pouvoir de Brazzaville si des négociations s’ouvrent…Mais certains comme les (Diaf, les anciens animateurs de Ziana Tv…) sont déjà sur place avec anticipation électorale et de positionnement. Là aussi, votre diaspora n’est pas homogène : elle se divise entre radicaux, modérés, jaloux, haineux, mbaki, matalana, sapeurs, faux combattants je ne sais d’où…et indifférents…
3. Les anciens candidats…
Les candidats battus ou marginalisés : A L’Exemple de MOKOKO, DZON et bien d’autres…
• peuvent devenir des leaders affaiblis,
• parfois faire l’objet de pressions judiciaires ( Mokoko, Okombi )ou administratives,
• ou se repositionner pour 2031 si le calendrier constitutionnel est respecté…
Dans une continuité pharaonique du pouvoir de Sassou-Nguesso…
ALLONS SEULEMENT…
Colonel B.

