Président Pascal Lissouba CANDIDAT DE SASSOU- NGUESSO ET SUBORDONNE DE CHIRAC

Ce que l’on peut évoquer au sujet du Président Pascal Lissouba, deuxième Président démocratiquement élu de la République du Congo après l’abbé Fulbert Youlou, demeure, dans l’imaginaire collectif, sans fausse modestie, un référentiel et une source d’inspiration.

Il convient de rappeler que Pascal Lissouba a exercé les fonctions de ministre sous le régime de Fulbert Youlou, avant d’être nommé Premier ministre et ministre de l’agriculture sous la présidence d’Alphonse Massamba-Débat.

Les Congolais retiendront de lui, en toute objectivité, l’image d’un visionnaire, animé par une grande ambition pour le développement tous azimuts de notre beau pays.

Malheureusement, le contexte socio-économique et politique, ainsi que les enjeux qui prévalaient à son époque, ne lui ont pas véritablement permis de mettre en œuvre, dans toute son effectivité, le programme pour lequel il avait été porté à la magistrature suprême.

Ce contexte, disions-nous, était marqué par des déchirements de toutes natures, notamment : la constitution de milices privées, l’instauration d’un climat d’insécurité par la bande des 4(MOUNGA KOMBO NGUILA,TAMBA TAMBA VICTOR, ,MOUKOUKE CHISTOPHE Martin Mberi l’homme de la reserve ministérielle aubévillois, la crise économique avec son corollaire de tensions sociales, les velléités de reconquête du pouvoir par les forces déchues de Sassou-Nguesso et son acolyte de l’Erdun Bernard Koléla, sans oublier les injonctions exogènes. Autant de facteurs qui ont entravé son action et engendré des conséquences immensément préjudiciables à la vie en communauté.

Il convient également de souligner que la détérioration de cette météorologie politique a été pensée, orchestrée et entretenue par la coalition URD-PCT et apparentés, ayant parmi ses principaux leaders : Denis Sassou-Nguesso, Bernard Kolélas et Jean-Pierre Thystère Tchicaya.

En dépit de cette atmosphère délétère et face au lourd endettement hérité du pouvoir précédent autrement du PCT l’actuellement au pouvoir et dont le candidat vient de remporte une fois de plus les élections présidentielles à 94 %, le Président Pascal Lissouba a entrepris et conduit des réformes, tout en appliquant les conditionnalités exigées par les institutions de Bretton Woods, (Paréso) programme d’ajustement et de relance sociale avec comme Premier ministre Jacques Joachim Yhomby-Opango, lequel avait reçu un satisfecit écrit du FMI. Cela conduisit à l’ajustement structurel, à travers le Programme d’Ajustement et de Relance Sociale (PARESO).

Curieusement, c’est au moment où les voyants économiques étaient revenus au vert, avec des perspectives rassurantes, qu’une coalition de fossoyeurs du pays, tant endogènes qu’exogènes, s’est de nouveau constituée pour sonner le glas de ces performances, conduisant ainsi le pays dans un chaos indescriptible avec les troubles sociopolitiques du 5 juin 1997.

Il n’est pas nécessaire de rappeler ici que ces troubles ont conduit à l’éviction du Président Pascal Lissouba , mettant ainsi un terme à la démocratie telle que l’avait appelée de tous ses vœux le peuple congolais, jusqu’au 15 octobre 1997.Notre mémoire nous permet pas d’occulter les événements Du 3 novembre 1993 à Bacongo avec les bombardements à l’arme lourde et tuerie de masse qui s’en suivirent

Au regard de ce narratif, quoique non exhaustif, on peut certes lui reprocher certains actes, en tant qu’homme — étant entendu que tout homme est faillible —, mais nul ne saurait nier son ambition avérée de faire de notre pays un espace suscitant admiration et respect(la petite suisse équatoriale) de la part des nations tierces.

Quelques faits justificatifs de la déstabilisation du pouvoir de Lissouba

Le péché originel : le pétrole

Il n’est un secret pour aucun homme politique averti que le péché originel de la perte du pouvoir de cet illustre personnage n’était autre que le pétrole.

En effet, la multinationale Elf, n’ayant pas obtenu certains arrangements tels qu’ils s’effectuaient avec le pouvoir précédent, aurait, selon cette lecture, scellé le sort du Professeur avant même sa prise de fonction. Cette situation tenait notamment à l’application de l’un des actes vitaux issus de la Conférence nationale souveraine, à savoir l’audit du pétrole.

Les manœuvres dilatoires de l’opposition : la motion de censure

Dès l’entame de l’exécution de son programme, le gouvernement de la République, conduit par son Premier ministre Stéphane Bongo-Nouarra, venu devant la représentation nationale présenter sa feuille de route, se vit infliger une motion de censure.

L’on peut considérer cet acte comme la cause première de ce qui adviendra par la suite, avec le basculement de la majorité parlementaire obtenu dans la rue par les opposants au pouvoir.

La mise en œuvre d’une déstabilisation profonde, attribuée à Elf et à l’Élysée

Le but de la manœuvre aurait été, ici, d’empêcher ce gouvernement de disposer d’un budget, ce qui aurait facilité toutes sortes d’entreprises politiciennes.

Acte I :

Refus par Elf de verser à l’État congolais ses redevances pétrolières.

Acte II :

Création de milices privées à l’instar de Alphonse Massamba débat avec sa défense civile lui créa la milice des Aubevillois et cocoyes.ce qui poussa par jeu d’équilibre tribale les leaders de l’opposition d’emboiter le pas avec les Cobras et ninjas, les requins et les faucons

Acte III :

Dotation logistique : armes, drogues, argent, véhicules et formation.

À ce stade, il importe de préciser qu’au départ, il n’existait que la milice cocoye, sous la tutelle du colonel Ngembo. Son rôle aurait été de créer un climat d’insécurité dans la zone de Brazzaville, où elle disposait d’une forte implantation (DIA1TA, Mfilou MOUTALA), à la fois sur le plan du repli identitaire.suprématie des Nibolecks.

Par la suite naquit la milice Cobra de Sassou-Nguesso, avec une compétence territoriale s’étendant du nord de Brazzaville jusqu’au septentrion du pays, dans une logique étouffement du pouvoir.

C’est ainsi que, face au non-aboutissement du basculement de la majorité extra-parlementaire  politiquement interprété au regard de l’article 75 de la Constitution , le Président décida, en vertu de ce même article, de dissoudre l’Assemblée nationale en appliquant l’article 80.

Ce qu’il faut retenir, c’est que le pays ne disposait toujours pas de budget. Il entra alors dans une phase complexe, marquée par l’instrumentalisation, la manipulation et la volonté manifeste d’évincer le pouvoir en place.

Un gouvernement fut alors mis en place, composé de 60 % de membres issus de l’opposition et de 40 % de membres issus des partis de la majorité. Par ailleurs, durant cette période, existait également un gouvernement parallèle de l’opposition, siégeant en toute illégalité à la congolaise, à Mpila.

De ce fait, le pays était pratiquement entré dans une phase d’ingouvernabilité. C’est dans ce contexte qu’eurent lieu, en 1993, les premiers affrontements opposant les partisans de Kolélas à ceux des ressortissants des trois régions du NIBOLEK, fief et base de soutien du Président Lissouba et la bande des (4).

Face à cette pression, les fidèles du pouvoir, par le canal du ministre Martin Mbéri et de certains officiers, notamment les colonels Nguembo et Nkombo, procédèrent à la formation de leur propre milice, appelée les Zoulous.

Clarification sur le concept d’« Aubevillois »

Par souci d’honnêteté intellectuelle et afin de léguer à la postérité un récit objectif, il importe de lever une équivoque sur le concept d’Aubevillois.

En effet, les Aubevillois ne sont autres que la Brigade d’Intervention Rapide à l’instar des SASPEN service d’action spécial de la police nationale (SASSOU1), composée de jeunes recrues formées par des instructeurs israéliens à Aubeville, dans la région de la Bouenza prés de Madingou. Ce corps ou cette unité relevait d’un projet débattu et adopté par la représentation nationale de l’époque. Il ne s’agissait nullement d’une exclusivité des NIBOLEK, encore moins d’une milice, à la différence des Zoulous et cocoyes, entité sœur des Ninjas et des Cobras.

Le repli à Oyo et la préparation du retour au pouvoir

Lorsqu’un éphémère retour à la normale fut observé, les Cobras, certains éléments déserteurs de la force publique, ainsi que d’autres personnes incapables de justifier leurs statuts et privilèges lors du recensement de la fonction publique — sans oublier certains acteurs se sentant menacés —, se replièrent à Oyo.

C’est donc dans cette localité que se seraient construites les manœuvres du retour au pouvoir : formation des Cobras, acquisition d’armes de guerre, financement via le Gabon, faisant de cet espace une zone de non-droit.

Le rôle de la France et des intérêts pétroliers

C’est pourquoi, selon cette analyse, la France, confrontée à ses propres difficultés économiques, n’aurait pas apprécié que le Congo, dans sa politique de diversification économique, lui échappe, notamment depuis la signature de l’accord avec l’américain OXY, conduisant au partage de la production pétrolière.

À cela s’ajoutait la perspective d’une probable réélection de Pascal Lissouba. Dès lors, la méthode forte aurait été choisie pour renverser les institutions de la République démocratiquement installées.

Pour étayer cette thèse, certains invoquent notamment le discours de Jacques Chirac , remerciant l’Angola pour son rôle et saluant, de manière jugée cynique, le retour de Sassou-Nguesso qui était l’homme qu’il faut pour le Congo Je tiens à vous notifier que si l’Angola c’était mission macabre c’était suite à l’alliance de Lissouba et le rebelle Jonas SAVIMBI.

DEAL DE LISSOUBA ENTRE SASSOU-NGUESSO ET JACQUES CHIRAC ;

Au regard de tout ce qui est évoqué ci-dessus le président lissouba était arrivé au pouvoir dans les mallettes des pétro cfa de la France Afrique ce qui revient à dire que la conférence nationale souveraine n’avait de chance pour atteindre ses objectifs puisque le professeur Lissouba était dans deal qu’il n’a pas respecter voici la cause de la chienlit actuelle du peuple congolais.

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