Réunis en Congrès ce samedi 12 avril 2014 au siège des Nations Unis à Genève, Nous,
membres de la diaspora congolaise d’Europe, d’Asie, d’Afrique, d’Amérique et d’Océanie, ayant
défini le changement qui s’impose dans notre pays le Congo Brazzaville, adopté le départ sans
condition de monsieur Denis Sassou-Nguesso et la restauration des acquis de la Conférence
Nationale Souveraine,
Déclarons ce qui suit :
Considérons que les acquis de la Conférence Nationale Souveraine tenue à Brazzaville du 25
février au 10 juin 1991 a vu son héritage démocratique foulé aux pieds depuis le retour au
pouvoir de Monsieur Denis Sassou-Nguesso par un coup d’Etat,
Considérons que ces mêmes acquis demeurent la seule garantie démocratique, de cohésion
sociale, et de la paix,
Considérons que le recul démocratique en république du Congo découle de la seule vision
obsessionnelle du pouvoir par la force et sa conservation par tous les moyens, ceci en violation
flagrante des droits et libertés fondamentales,
Considérons que ce 1er Congrès a été une occasion fructueuse devant redynamiser le rôle de la
diaspora sur la scène nationale et auprès de la communauté internationale.
Ainsi, après constatation :
De la mise en place d’une politique délibérée d’appauvrissement massif de la population pour
l’asservir, la manipuler et la dissuader de toute forme de contestation sociopolitique,
Que le Congo vit une crise multiforme, multidimensionnelle et profonde à cause de l’incapacité du
régime de Brazzaville à se convertir à la démocratie, et à s’y conformer.
Conscients des difficultés rencontrées par tous les Congolais, en particulier les opposants au
régime qui ne peuvent s’exprimer ni se rencontrer dans leur propre pays,
Nous Congressistes réunis ce jour à Genève, attirons l’attention de l’opinion nationale et
internationale sur les multiples manœuvres dilatoires :
Sur la falsification permanente du fichier électoral,
Contre la cohésion nationale,
Sur la déstabilisation des équilibres territoriaux,
Sur le péril que représentent toutes les mesures militaires préparatoires telles que la mobilisation,
le positionnement, l’encadrement des milices armées, ainsi que la distribution des armes de
guerre,
Dénonçons l’entretien des milices, le recrutement massif des militaires et paramilitaires congolais
et étrangers, l’achat massif d’armes de guerre et de munitions ;
Dénonçons le système mafieux de gouvernance basé sur la corruption, l’impunité, érigés en
mode de gestion de l’État, de même ;
L’édification d’un système de gestion clanique du pouvoir, avec en perspective l’installation d’une
succession monarchique, par des manœuvres inavouées tendant à la transmission héréditaire du
pouvoir ;
L’accaparement des ressources nationales d’origine naturelle et financière au profit du clan au
pouvoir ;
La violation des lois sur la protection des libertés publiques ainsi que les droits de propriété et
l’expropriation des biens privés ;
Dénonçons le détournement à grande échelle des moyens financiers prévus pour le
développement, les municipalisations tournantes servant de justification à la dilapidation des
deniers publics.
Dénonçons toutes les manœuvres du pouvoir et de ses affidés à imposer leurs choix au mépris
de la consolidation de la réconciliation pour l’unité nationale , préférant faire du lobbying et de
gérer son image par l’achat des consciences à coût de milliards pour l’étranger afin de solliciter et
d’obtenir le soutien de la communauté internationale ;
Dénonçons :
La dictature royale du régime,
L’instrumentalisation des services de sécurité pour institutionnaliser la peur,
Le contrôle des médias aux ordres et l’utilisation de la propagande malsaine pour empêcher les
contestations et les manifestations populaires ;
Rejetons tout processus du pouvoir actuel conduisant à se maintenir.
Contestons la légitimité du pouvoir actuel depuis son installation par coup d’Etat en 1997
Exigeons le départ sans condition de Monsieur Denis Sassou-Nguesso et de son système à
l’origine de la crise politique et socioéconomique du pays.
Prenons acte de la nouvelle ligne de l’action extérieure des Etats-Unis et de la France confirmée
par le communiqué de l’Elysée du 7 avril 2014 qui précise à propos du génocide Rwandais : «
Nous avons le devoir de tout mette en œuvre pour qu’un tel drame ne se reproduise plus. La
prévention des génocides est devenue un élément central de l’action extérieure de la France. Elle
inspire à la fois nos interventions en Afrique et notre action au Conseil de Sécurité des Nations
Unis pour limiter l’usage du droit de Veto en cas de crimes de masse », dixit F. Hollande
« L’Afrique n’a pas besoin des hommes forts, mais des Institutions fortes », dixit B. Obama
Notons que ces orientations volontaristes des présidents François Hollande et Barack Obama
sont très encourageantes pour les pays à risque majeur comme le Congo. Elles montrent la voie
au monde et à ses homologues ; elles sont une position forte tendant à refuser tout compromis
avec les chefs d’Etat africains qui voudraient s’agripper au pouvoir au-delà de leur mandat
constitutionnel. Ils les incitent ainsi, à respecter la lettre et l’esprit de la Constitution de leur pays.
Encourageons fortement l’Union Africaine, l’Union Européenne, les Etats-Unis d’Amérique et le
Canada particulièrement, et plus généralement la communauté internationale à s’impliquer
davantage au retour à la normalisation institutionnelle au Congo Brazzaville par le départ de
monsieur Denis Sassou-Nguesso avant ou après le 15 aout 2016.
Exhortons les partenaires économiques du Congo-Brazzaville à prêter une oreille attentive aux
préoccupations et à la volonté du peuple congolais qui ne veut plus de ce système mafieux et
ethnocentrique.
Prenons l’engagement à mettre en place un processus de consolidation de la réconciliation de
l’unité nationale après le départ de Monsieur Denis Sassou-Nguesso pour instituer une transition
démocratique
Appelons toutes les femmes et tous les hommes à nous rejoindre pour renforcer les actions de
l’organisation issue de ce Congrès.
Confirmons notre engagement pour le changement au Congo et notre combat totalement voué à
l’amélioration des conditions de vie des congolais et à l’instauration d’un véritable Etat de droit
avec des institutions fortes.
Enfin, prenant à témoins l’opinion nationale et internationale, Monsieur Denis Sassou Nguesso,
les membres de son clan et les responsables à tous les niveaux de ses services de sécurité
seront tenus responsables de : toute menace morale, physique et de disparition de tout
Congolais ayant pris part ou soutenu la réussite de ce premier Congrès de la Diaspora
congolaise.
Fait à Genève, le 12 avril 2014, Le Congrès

