République of Congo: « ATAMA Plantation constitue aujourd’hui un malaise pour les communautés locales et toute la communauté nationale »

L’usine de transformation devait créer près de 20 000 emplois et produire 720 000 tonnes d’huile de palme quand la production atteindrait son maximum ; d’après l’entreprise, elle serait « la raffinerie la plus grande du bassin du Congo ». (1) En 2013, l’entreprise a dit que, fin 2014, 2 000 hectares seraient déjà plantés de palmiers à huile. À l’époque, ATAMA avait annoncé que la production démarrerait en 2017. Or, à ce jour, très peu de palmiers ont été plantés et il semble fort improbable que la production d’huile de palme puisse se rapprocher des 170 000 tonnes initiales annoncées en 2013.

En revanche, ATAMA est en train d’extraire beaucoup de bois à haute valeur commerciale. En fait, l’extraction de bois est beaucoup plus rapide que la plantation de palmiers. En 2016, l’entreprise avait annoncé aussi que « depuis l’année dernière nous […] avons réduit également notre participation à 49 % et nous serions disposés à abandonner cette affaire ». (2) En février 2017, le gouvernement congolais a suspendu les activités de coupe frauduleuse de bois de l’entreprise.

Le WRM parle avec Nina Cynthia Kiyindou Yombo, Chargée du programme ressources naturelles et communautés forestières à l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH), sur ce qu’elle a constaté au cours de sa visite de la région de Sangha.

WRM : Vous avez dernièrement visité la région de Sangha où l’on a accordé à ATAMA Plantation une concession de 180 000 hectares pour planter des palmiers à huile. Quelles sont les principales constatations que vous avez pu faire pendant cette mission sur le terrain?

Nina Cynthia Kiyindou Yombo : Lors de notre dernière mission effectuée en mars 2017, nous avons eu a faire plusieurs constats parmi lesquels on note :

  • Un parc automobile essentiellement composé du matériel forestier;
  • Une unité de transformation du bois installée en pleine forêt qui tourne à plein régime et ne transforme que l les essences les plus prisées;
  • Du bois issus de la coupe sélective dans une zone non autorisée;
  • Une plantation qui est encore à l’état embryonnaire;
  • Des déchets de bois incinérés, sans possibilité d’éco génération;
  • Des travailleurs mal payés et sans aucune forme de sécurité sociale;
  • Des communautés exploitées, intimidées et étouffées pour ne pas revendiquer leurs droits ;
  • Un parc à bois rempli d’essences de haute valeur marchande;
  • Un cahier de charges non respecté.

WRM : Quelle est la situation actuelle de la plantation de palmiers à huile et de l’usine de transformation? Que sont devenus les emplois qu’on avait promis de créer grâce à la raffinerie d’huile de palme?

Nina Cynthia Kiyindou Yombo : La plantation est encore embryonnaire comme je l’ai signifié au précédent point . Les plants constituant la pépinière n’ont pas été déplacés à temps et à commencer à produire. ATAMA Plantation se comporte en véritable entreprise forestière et agricole.

La promesse de création d’emploi est devenue comme un appas pour attirer et gagner la confiance du gouvernement. Toutes les sociétés qui viennent s’installer utilisent toujours cette raison pour attirer le gouvernement qui a opté pour la politique de diversification de l’économie, facteur de création de l’emploi. Comme toutes ces sociétés, ATAMA Plantation avait promis la création de 20.000 emplois. Mais le constat est que ces emplois n’ont jamais été crées. Actuellement, dans le site, ils sont 80 employés dont cinq permanents. Les emplois crées ne sont pas des emplois permanents capables de permettre aux bénéficiaires d’avoir un niveau de vie décent, acceptable. Ces emplois n’assurent aucune forme de sécurité sociale. Les travailleurs sont exposés. ATAMA Plantation devais être un grand facteur de développement économique de la zone et devait apporter une valeur ajoutée à l’économie nationale. Aujourd’hui nous constatons que c’est  le contraire, les communautés locales ne sont pas employées et ne bénéficient pas des retombés des activités menées par ATAMA Plantation. Ces communautés, précisément celle de Yengo-Mambili s’est soulevée pour réclamer à la société un certain nombre d’avantages. Le soulèvement a été vite réprimé. ATAMA Plantation constitue aujourd’hui un malaise pour les communautés locales et toute la communauté nationale.

L’usine de transformation d’huile de palme est loin d’être créée parce que ATAMA Plantation passe son temps à exploiter du bois, plutôt qu’à faire des plantation de palmier à huile. Ils n’ont même pas eu le temps de séparer les plants de palmiers qui aujourd’hui ont commencé à produire à l’état de pépinière. Depuis 2013, ils n’ont pas encore fini de déboiser les 5000 hectares accordés, mais vont faire la coupe sélective des essences de bois commercialisable dans le 2e bloc sans autorisation de l’administration forestière. L’objectif 2017 pour la mise en place de l’unité de transformation a déjà écchoué. L’Etat doit prendre des dispositions pour sanctionner ce genre d’entreprise qui viennent pour s’enrichir sur le dos de communautés locales et des populations autochtones. Les mesures de suspension des activités de coupe sélectives frauduleuse prises en février dernier, ne concerne pas l’ensemble d’activités, mais le bloc objet de la coupe frauduleuse.

WRM : Pourquoi extrait-elle du bois beaucoup plus vite qu’elle ne plante des palmiers?

Nina Cynthia Kiyindou Yombo : ATAMA Plantation est une entreprise agricole qui est enregistrée dans le registre de commerce et de crédit mobilier (RCM) sous ce statut. Mais dans la pratique, elle exerce des activités que devais exercer une entreprise forestière en procédant à la coupe sélective des essences à haute valeur commerciale, à haute valeur vénale. Lorsque vous arrivez chez ATAMA Plantation, il y a quelque chose qui vous frappe : c’est le fait que la société agricole a un parc automobile composé essentiellement véhicules de transport de bois. La société a créer une scierie en pleine forêt à environ 18 km de la route nationale n°2. Les images ci-dessus le démontrent. Je me pose la question de savoir s’il ne s’agit pas d’un saupoudrage? C’est à dire  une activité d’exploitation de bois déguisée en activité agricole ?

WRM : Est-il possible d’estimer quelle serait la perte pour le trésor congolais si ATAMA résiliait son contrat de concession maintenant qu’elle a extrait beaucoup de bois de grande valeur mais n’a pas beaucoup investi dans la plantation de palmiers et la production d’huile? Combien aurait dû payer officiellement une entreprise forestière pour extraire un volume équivalent de bois?

Nina Cynthia Kiyindou Yombo : Un économiste est mieux placé pour faire ce genre d’analyse sur la base des d’une étude. Pour avoir une idée, je pense qu’il faut  tenir compte de la fiscalité forestière. Le bois produit par une société forestière apporte plus de valeur ajoutée à l’économie nationale du fait les entreprises forestières payent l’impôt sur les sociétés, les frais d’agreement,  la taxe d’abattage, la taxe de superficie, la taxe à l’exportation, la surtaxe (en cas de débordement sur le pourcentage de 15 pour cent  sur les grumes exportés). Or qu’une entreprise non forestière qui opère le déboisement  ne paye que la taxe de déboisement, l’impôt sur les sociétés et les autre taxes dans le domaine agricole. En outre, l’exigence est faite aux entreprises forestières de transformer 85 pour cent de la production grumière en de créer de l’emploi au niveau local et national. Une  entreprise forestière a des exigences en matière sociale pour l’intérêt des communautés locales et populations autochtones en exécutant un cahier de charge particulier assorti d’un calendrier de mise en œuvre. Ceux qui donne aux communautés la possibilité d’un développement local sans oublier le fond de développement local créé sur la base la somme de 200 francs CFA [autour 0.36 USD] par mètre cube de bois exploité, destiné à la réalisation des activités économiques par les communautés. Ces fonds existent dans les concessions forestières aménagées et les communautés développent des activités économiques pour créer la richesse et contribuer ainsi au développement  national.

WRM : Le ministère du Développement durable, de l’Économie forestière, du et de l’Environnement vient d’ordonner la suspension du déboisement. Quelles raisons en a-t-il données? L’extraction de bois s’est-elle arrêtée?

Nina Cynthia Kiyindou Yombo : La suspension prononcée en février 2017 porte sur les activités de coupe sélective frauduleuse dans le 2e bloc de 5000 hectares n’a pas fait l’objet d’une autorisation de déboisement ni de payement de la taxe de déboisement. Selon l’esprit de cette décision, ATAMA Plantation va continuer ses activités de déboisement dans la zone de 5000 hectares qui a fait l’objet d’une autorisation de déboisement dont il reste près de 3500 non déboisés. Il va aussi continuer à transformer le bois issus du déboisement de cette zone, parce que l’autorisation stipule que le bois issus du déboisement de la zone de 5000 hectares est la propriété de la société ATAMA Plantation. Des sanctions devaient être prises contre la société ATAMA Plantation pour avoir réalisé une activité réservée exclusivement aux entreprises forestières dans une zone non autorisée.

WRM : Les intentions véritables du projet sont douteuses depuis longtemps. La suspension du déboisement pourrait-elle n’être qu’un premier pas avant d’annuler tout à fait l’accord de concession, vu que la société mère avait déclaré en 2016 qu’elle considérait la possibilité d’abandonner l’affaire des plantations d’huile de palme avant même qu’elles ne commencent à produire?

Nina Cynthia Kiyindou Yombo : Il faut que l’Etat prenne des mesures fermes pour résilier la convention qui le lie à la société ATAMA Plantation parce qu’il s’agit d’une sorte de contrat léonais ou l’Etat ne gagne pas grand-chose et la société multiplie le profit. Aujourd’hui, on parle de plus en plus de la responsabilité sociétale des entreprises qui implique le respect des engagements sociaux, de la légalité et la protection de l’environnement. ATAMA Plantation n’aura rien à perdre en abandonnant, elle a déjà récupéré l’argent investi en vendant du bois produit moins cher au même prix que les entreprises forestières. Il s’agit là d’un cas de concurrence déloyale qui ne dis pas son nom.

WRM : Que pensent les habitants de la région du projet de palmier à huile? Quels sont les effets du déboisement sur leur mode de vie?

Nina Cynthia Kiyindou Yombo : L’expansion des monocultures de palmier à huile pose toujours d’énormes problèmes au communautés riveraines notamment le rétrécissement des espaces pour la réalisation des activités champêtres, la pêche, la chasse (éloignement des espèces de faune)  et la collecte des produits forestiers non ligneux (PFNL), la couverture forestière étant complètement arrachée. Les communautés auront donc des difficultés à trouver par exemple les arbres à chenille, le miel et même les plantes médicinales.  Maintenant se problème ne se pose pas avec beaucoup d’acuité par ce que les plantations sont encore à l’état embryonnaire. Mais lorsqu’elles vont prendre des proportions, des problèmes de sécurité alimentaire des communautés pourront se poser. Il faut signaler que dans les échanges que nous avons eu avec l’organisation paysanne des pêcheurs, certaines sources d’eau et rivières sont pollués par les huiles en provenance des plantations issus du processus de traitement des plants par les insecticides herbicides.

WRM : Auriez-vous d’autres remarques à faire?

Nina Cynthia Kiyindou Yombo: Aucun engagement pris par la ATAMA Plantation n’est respecté. Les communautés de plaignent de ce fait. Les communautés ont déclaré que la société ne communique pas avec elles du fait des barrières linguistiques. Il y a  une incompréhension du fait c’est l’interprète qui joue l’interface entre ces communautés et la société et les communautés déclare quelles sont mal comprises. La forêt joue une fonction essentielle pour les communautés. La remplacée donc par des palmiers à huile à grande échelle a un impact considérable sur le mode de vie des communautés.

Nous remercions Nina Cynthia Kiyindou Yombo, de l’OCDH, de nous avoir accordé cette interview. (http://ocdh-brazza.org/)

(1) Malaysian firm to invest $744m in Congo palm oil project. http://venturesafrica.com/malaysian-company-wah-seong-to-invest-744m-in-congo-palm-oil-project/

(2) Wah Seong open to exit plantation business. http://www.thestar.com.my/business/business-news/2016/10/17/wah-seong-to-exit-plantation-business/#xdkVuVulgXcXgiMR.99

Pour plus d’informations sur la concession de palmier à huile ATAMA Plantations, voir aussi le rapport : ‘Seeds of Destruction. Expansion of industrial oil palm in the Congo Basin: Potential impacts on forests and people‘ , Rainforest Foundation UK http://www.rainforestfoundationuk.org/media.ashx/seedsofdestructionfebruary2013.pdf

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Développement agricole : une entreprise ougandaise Good Farm veut s’implanter au Congo

Lundi 9 Octobre 2017 – 16:33

 

La société Good Farm spécialisée dans la production agro-pastorale entend investir dans la culture du maïs, des fruits, de l’importation et l’exportation des semences, des produits carnés ainsi que des produits ovins, caprins et bovins.    

Le mémorandum d’entente fixant les modalités de partenariat a été signé le 9 octobre à Brazzaville, entre le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Henri Djombo, et le représentant du groupe, Stephen Gobero Lwanga.

« Good Farm est une société mixte qui pratique de la bonne agriculture, cultive des produits biologiques et organiques. On ne s’arrête pas seulement à l’agriculture, mais on pratique aussi l’élevage de porcs », a expliqué le dirigeant de la société, Stephen Gobero Lwanga.

L’entreprise sollicite plus de 20 mille hectares de terre pour y pratiquer ses activités agro-pastorales. Car elle compte également pratiquer, d’après l’accord de partenariat, la production d’aliments de bétail et la construction des structures de stockage et de conservation.

Nous travaillons avec le ministère de tutelle pour trouver des meilleurs sites pour nos activités, nous explique- t- il. Nous nous sommes déjà entendus et nous travaillons sur cet objectif. « Les activités vont commencer bientôt et la première des choses à faire c’est d’étudier le sol, on va visiter le terrain pour savoir là où on va travailler. », a-t- il dit.

A côté des activités agricoles, les promoteurs de Good Farm prévoient des partages d’expériences, à travers des formations à l’endroit des producteurs congolais pour améliorer leurs productivités.

Enfin, les prochaines étapes, après la signature de ce mémorandum d’entente, consisteront à créer une nouvelle société de droit congolais pour réaliser le projet ; réaliser des études technique, socio-économique et environnementale, procéder à la signature d’un contrat de bail emphytéotique…

Fiacre Kombo et Hugue Mikanou (stagiaire)
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AUX SIGNATAIRES DES ACCORDS AVEC LE RWANDA

PARADOXE DE L’AGRICULTURE CONGOLAISE, Jacques N’Goulou …

Le désengagement de l’Etat du secteur productif et la suppression des o¬ ces de commercialisation des produits agricoles ont drastiquement réduit la production agricole et appauvrit la paysannerie. L’auteur réattribue à l’Etat, aux pouvoirs locaux et à la planification agricole un rôle central dans la propulsion de ce secteur. Il dédie aux élites universitaires une place prépondérante dans la conceptualisation du développement agricole congolais.
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Mille cornues alambiquées !!!

Mille cornues alambiquées !!!

Mariage incestueux sur fond de cocufication.

Fille de la ministre, Arlette Soudan-Nonault, et fille adoptive de, François Soudan, mais en réalité fille adultérine de l’empereur d’Afrique, mariée au fils de son beau-père.

Allez-y comprendre !

Au Congo-B plus rien n’étonne dans le milieu dit du « pouvoir », dans un univers impitoyable, où la morale ne poursuit plus le bien de la communauté, mais se mue plutôt en un précepte relatif à l’interdiction.

Invité d’honneur dans la forme, mais en réalité, beau-père du jeune marié, venu célébrer le mariage de sa fille, n’en déplaise à Jean-Pierre Nonault, père d’Arlette Soudan-Nonault, beau-père de Denis Sassou-Nguesso, ancien ambassadeur du Congo en EX-URSS et en France, relégué au second plan.
La faute à tous les projecteurs braqués sur celui qui aura passé toute sa vie, à inoculer son venin destructeur autour de lui.

Une histoire rocambolesque qui échappe à la bienséance, un cynisme difficile à assimiler, une scène digne d’un film d’Hollywood.

Autrefois, Jean-Pierre Pigasse, journaliste et éditeur du journal « les dépêches de Brazzaville », amant de Belinda Ayessa, avait décliné l’offre de l’ogre de l’Alima, consistant à prendre pour épouse Arlette Nonault, afin de lui servir de strapontin, en échange d’une vie fastueuse au soleil.

Finalement, François Soudan fein-t-il de ne pas voir le mal autour de lui, ou joue-t-il la carte de l’opportuniste à deux sous, et au mari cocufié consentant ?
Si la deuxième hypothèse semble être la plus probante, il n’en demeure pas moins que son idylle avec Arlette Soudan-Nonault, n’est qu’une cohabitation notoire, dont les règles du jeu sont fixées par le président sempiternel du Congo.
S’arrêtera-t-il un jour ? Qui pourra l’arrêter dans son impudence ?
Le temps assurément.

Hasta la victoria siempre !

NGUVU LE NZOÏSTE

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UN LARIPHONE APPELE Lukaya-zu Mu-Kinzambikiakongo

Comme dirait le vieux sage Korobo Matsouaniste hé dia buila, loubelo lua ba laris.
!Lukaya-zu Mu-Kinzambikiakongo , vient de démontrer dans une émission de pacotille sur le net à la face du monde que la lariphobie n’est pas seulement l’apanage des fameux Mbochis.

La petite vérole se revendiquant être SUNDI , donc supérieur du LARIS , qu’il traite de vermine, vendeur de conscience , d’homme sans valeur aucune bien qu’il s’exprime en laris dans son quotidien et non en SUNDI.

ce dernier se permet de salir les LARIS , de les écarter par ignorance des souches KOONGO dans son discours .

Il est à se demander aujourd’hui pourquoi tant haine contre les LARIS ?

Le Lari a toujours été la cible des personnes mal intentionnées , qui ne supportent point son esprit velléitaire de justice et son amour du prochain.

Quel est le Laris qui na jamais été traité de mauvais, de traître , je n’en connait pas , au point de se demander qu’avons nous fait au bon DIEU ?

Est -ce paracerque MATSOUA fut LARIS et le premier congolais évolué ?

Pourquoi cette haine gratuite de la part de LUKAYA ZU qui reste une plaie infectée dans la bouche du LARI.

Ce ne sont pas les laris qui ont détruit MPANGALA , pour que Lukaya-zu Mu-Kinzambikiakongo, devienne constiper de la cervelle.
Son Kinzambi kia Kongo couvre sa folie.

A vous les vrais LARIS , il est temps de faire le ménage autour de vous car ce genre de monstres se reproduisent à une grande vitesse.
Wena Makutu Ka wé !

NGUVU LE NZOÏSTE .

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Cimetière Kona-kona d’Edou : terre sainte et lieu de pèlerinage pour tous les courtisans du pouvoir de Brazzaville.

Excepté le15 août, date d’anniversaire de l’indépendance du Congo, cinq autres dates sont désormais gravées dans la mémoire collective congolaise.
Il s’agit en effet; des 10 et 14 mars (naissance et décès d’Édith Lucie Bongo, fille de Denis Sassou-Nguesso);Valentin Ambedet Nguesso(grand-frère ainé de Sassou- Nguesso propriétaire de la villa Suzette du Vésinet ,décédé le 2 décembre 2004, du 10 mai (décès d’Émilienne Mouébara, mère de Denis Sassou-Nguesso) et du 9 août (décès de Julien Nguesso, père adoptif de Denis Sassou-Nguesso).

Grâce à ces cinq dates, Oyo serait devenue la ville la plus prisée des congolais, qui voit en elle un lieu de villégiature, et de recueillement autour des tombes des défunts précités.

Aussi, la somptueuse basilique mineure, ou l’église Notre-Dame-de l’assomption, qui aurait coûté 10 milliards de fcfa, dans cette petite localité de pécheurs où personne ne croit en jésus – christ car le fétiche est roi.
O n se demanderait même si cet endroit aux apparences immaculées ne serait en réalité , un lieu de messes noires du clan familial et de leurs acolytes sorciers de la république .
Ce lieu ne vibre que grâce aux cérémonies lugubres en mémoire des disparus de la famille présidentielle.

À ce titre, ministres, députés, sénateurs, officiers supérieurs, directeurs, présidents venus d’ailleurs et autres notables, y sont régulièrement conviés, afin d’honorer la mémoire des membres de la dynastie andzimbas .
À l’instar des saints catholiques vénérés, désormais Sainte-Édith, Sainte-Émilienne , Saint-Julien et saint Valentin comme la célèbre fête du 14 février , sont presque canonisés par l’église catholique du Congo sous la bénédiction de monseigneur Abagna ce pape des ténèbres des rives de l’Alima, qui a souvent fait preuve de mansuétude à l’égard du pouvoir coercitif de Brazzaville.

Et pour être en odeur de sainteté avec l’ogre de Mpila, tout dignitaire et courtisan du régime oyocratique se sent obligé de répondre à l’appel du chef, au risque de baisser dans l’estime de celui qui n’a jamais baigné dans le culte et la tradition catholique.

Ces dates sont tellement attendues par les dignitaires du régime de Brazzaville, au point où certains d’entre eux préfèrent se rendre à Oyo, le jour de la Toussaint, oubliant d’aller honorer la mémoire de leurs parents disparus, au risque de subir l’admonestation de la part de celui qui a fait de ses lubies traditionnelles fétichistes, sa véritable raison de régner et d’ostraciser la majorité des congolais.

À tout bien considérer, c’est à croire que chez les Nguesso, les morts bénéficient d’un traitement prioritaire, à l’image des privilèges post-mortem, que n’ont visiblement pas les morts lambda.

La défunte Édith Lucie Bongo, par exemple, continue de fêter ses anniversaires, alors qu’elle n’est plus de ce monde, et alors que beaucoup de vivants peinent à fêter les leurs, par manque de moyens financiers.

Ces moments de recueillement intimes, censés être familiaux, ont paradoxalement pris des allures de fêtes nationales, à travers lesquelles l’argent du contribuable congolais est utilisé dans le but de prendre soins des morts, et ce, au grand dam des congolais soufreteux.

Au final, que deviendra ce cimetière familial, et que deviendront ces morts privilégiés, quand viendra la fin de la du royaume des Nguesso ?
Pour mémoire tout le monde se rappellera de la tragédie que vit la famille MOBUTU , depuis la nature a repris ses droits
Seuls les courtisans de la famille royale, ceux qui fréquentent la cour du souverain d’Oyo le sauront, et certainement dans un futur très proche.

Hasta la victoria siempre !

NGUVU LE NZOÏSTE.

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CONGO. Quand le pétrole produit l’énergie de l’injustice dans le Kouilou

CONGO. Quand le pétrole produit l’énergie de l’injustice dans le Kouilou
Dans le département du Kouilou, des villages entiers baignent dans le noir alors qu’ils abritent des infrastructures de production d’énergie à partir des sites pétroliers exploités par des multinationales. Il s’agit des villages tels que Tchicanou, Bondi, Mboukou, Mboubissi, Loemé Nangama, Tchikatanga, Tandou Milomba, Ntoto Siala (District de Hinda avec la compagnie Eni-Congo), Tchimbouissi, Tchikoulou, Loango, Mengo (District de Loango ayant pour compagnie pétrolière AOGC) et Djeno avec son Terminal pétrolier qui est exploité par la compagnie TOTAL Energie. Les fonds sociaux provisionnés par certaines sociétés pétrolières dans le cadre des contrats de partage de production sont pourtant disponibles pour mettre fin à cette injustice énergétique. Mais, les pouvoirs publics trainent à les mobiliser faute de volonté politique.

Depuis 2017, La Commission Justice et Paix de l’Archidiocèse de Pointe-Noire mène un plaidoyer « Electricité Pour Tous »(1) auprès compagnies pétrolières et des pouvoirs publics pour mettre fin à la privation d’électricité dont font l’objet depuis de nombreuses années les communautés riveraines des sites d’exploitation pétrolière.

Si l’état a le devoir et l’obligation de fournir l’électricité aux Congolais, il revient aux compagnies pétrolières de l’accompagner, particulièrement pour les communautés riveraines de leurs exploitations. Il est donc temps de mettre fin à l’injustice énergétique que subissent certains villages du Kouilou abritant pourtant les installations d’extraction de gaz qui font fonctionner des centrales à gaz qui alimentent le pays. A titre d’exemple, une bonne partie du gaz qui alimente la Centrale Electrique du Congo vient du périmètre de Bondi, dans le district de Hinda.

Nous à Pointe-Noire, nous pouvons utiliser l’électricité, alors que les villages riverains n’ont pas accès à l’électricité», déplore Brice MACKOSSO. Secrétaire Permanent de la Commission Justice et Paix.

Résultats insuffisants
La Commission Justice et Paix (CJP) a engagé dans le cadre de cette campagne « Electricité Pour Tous » des échanges avec les leaders des communautés concernées par cette injustice énergétique. Ces discussions s’inscrivent dans le cadre de l’évaluation de ladite campagne lancée en décembre 2017.

La rencontre du 26 mars 2022 à Mboukou (district de Hinda) a permis d’apprécier le raccordement de Loango, chef-lieu du district éponyme et chef-lieu du département du Kouilou au réseau électrique national.
«Cette connexion est une bonne chose, car nous estimons que c’est le résultat du plaidoyer que nous avons fait par le passé, au moment où le Kouilou et la Likouala étaient les seuls départements du Congo à ne pas être connectés au réseau électrique national. Donc, que le Kouilou soit connecté est une bonne chose. Mais ce n’est pas suffisant», souligne Brice MACKOSSO.

Le paradoxe ENI, Total Energie, SNPC, AOGC…
La multinationale italienne ENI fait partie des majors de l’exploitation pétrolière au Congo. Son site situé à Bondi est un véritable cas d’école par rapport à l’injustice énergétique que subissent les populations riveraines des sites pétroliers. Pour des besoins d’exploitation pétrolière, ENI a construit une sous-station électrique dans la base de production de Bondi. Les câbles passent par Tchibanda, pour alimenter les différentes plateformes. Mais, ce qui est paradoxal, les populations de Bondi n’ont pas accès à cette électricité disponible, en dépit de multiples interpellations de la Commission Justice et Paix. Un véritable supplice moral, mental et psychologique que vivent ces populations.

Que dire de la société TOTAL Energie qui exploite le terminal pétrolier de Djeno depuis près de 50 années? Pourtant, le site du terminal est électrifié tandis que le quartier entier baigne dans l’obscurité.

La Centrale Thermique de Djeno, située dans le sixième arrondissement de Pointe Noire a été construite en 2007 avec 25 MW. Cependant, le quartier du même nom n’est toujours pas électrifié.
La Société Nationale des Pétroles du Congo en sigle SNPC qui exploite les champs Mengo-Kundji-Bindji au village Tchiminzi (District de Tchiamba) et dont le site est alimenté en électricité, ne se préoccupe pas non plus de l’électrification des communautés riveraines.

Le village Loango quant à lui, premier village pétrolier du Congo, n’est pas en marge de cette injustice. Le gisement de Pointe Indienne, découvert par la Société des Pétroles de L’Afrique Equatoriale Française (SPAEF) ancêtre de ELF date de la période des indépendantes. Ces champs marginaux, récupérés par la compagnie Africa Oil & Gas Corporation (AOGC) sont toujours en production. Pourtant, les riverains ont dû attendre 2020 pour être connectés au réseau électrique grâce à la présence de la préfecture, du Conseil départemental et, certainement parce que l’actuel Préfet a décidé d’élire domicile à Loango.

L’État a le devoir de mobiliser les fonds sociaux
Face à cette injustice énergétique constatée il est urgent de la réparer. Et, ce ne sont pas les fonds qui feront défaut. Dans tous les contrats de partage de production, il y a les fonds sociaux. En 2020 par exemple, le Congo a signé avec Perenco. Le CPP avec Perenco prévoit 1 milliard de francs CFA pour les projets sociaux. 1 milliard, c’est largement suffisant pour acheter des transformateurs et connecter les villages concernés. A fortiori, ce n’est pas le seul projet social qui existe. Il y a des fonds sociaux dans plusieurs CPP : Madingou, Mokili-Mbembe, etc. Cela veut dire qu’il ne manque pas de moyens. Il manque plutôt de la volonté politique pour pouvoir connecter les riverains de l’exploitation pétrolière au réseau électrique.

Nous comprenons donc que les moyens financier pour mettre fin à cette injustice énergétique existent. Il ne reste plus qu’aux pouvoirs publics d’activer les mécanismes sociaux en faveur des communautés directement impactés par l’exploitation pétrolière, selon les termes contenus dans les contrats de partage de production (CPP) conclus avec les entreprises pétrolières, d’une part, et, d’inciter ces compagnies à mobiliser les fonds disponibles et déjà provisionnés dans le cadre de la RSE d’autre part.
La Commission Justice et Paix de l’Archidiocèse de Pointe Noire poursuit le plaidoyer auprès des autorités gouvernementales afin que les fonds sociaux ainsi que la redevance superficiaire soient utilisés pour le financement du plan de développement local du Kouilou, l’accès à l’eau et à l’électricité étant une urgence.

Commission Justice et Paix
Archidiocèse de Pointe Noire.
Contact : +242 05 557 90 81 / [email protected]
(1) Campagne Electricité Pour Tous (EPT) / Courant samu na beto nionso

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