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Très Chers compatriotes
Des responsables politiques originaires POOL et inféodés au PCT se sont fendus d’une déclaration qu’ils ont rendue publique. La langue de bois.
Il y a quelques jours, des incidents mortels par armes de guerre ont été signalés et se poursuivent dans le POOL.
Plutôt que de relever simplement de l’opération de traque des acteurs du banditisme (activité extralégale), ces incidents, suivis de confrontations armées entre les éléments de la Direction Générale de la Sécurité Preidentielle (DGSP) et les miliciens du Pasteur NTUMI, réveillent un volcan en latence.
Déjà, les rivières de larmes et de sang des enfants du POOL ont recommencé à couler sur la République insensible et imperturbable, dans l’indifférence générale.
Une tragédie récurrente, désormais frappée du sceau de la banalité, qui, parfois, attire les sarcasmes:
. bien fait pour eux,
. c’est toujours eux,
. encore eux!
. On n’a qu’à les exterminer…
Ces récents événements, déplorables, sont révélateurs de la situation du POOL, zone déclarée en paix, mais unique partie du territoire national dans laquelle des civils (ou supposés tels) portent ostensiblement des armes de guerre sans appréhension.
Ceci est la preuve, s’il en fallait, que le POOL (ancien) n’a plus connu la paix depuis 1998, année du début des hostilités avec la milice du pasteur NTUMI.
Depuis cette année, plus de la moitié des écoles sont restées fermées pendant plus d’une décennie. Les centres de soins de santé ont été abandonnés.
L’analphabétisme a prospéré, faisant des jeunes incultes un fertile terreau pour la milice. Les fonctionnaires refusent les affectations dans ces territoires ou, plus simplement vont s’y présenter pour obtenir une note de prise de fonction et repartent en ville retrouver une sécurité qui n’existe plus là où ils sont sensés exercer.
À croire que c’est fait à dessein.
Malgré ces évidences, il a plu, à quelques uns de nos frères, responsables politiques originaires de la région impliquée (POOL historique), d’en faire abstraction et de publier un communiqué lénifiant avec des assurances hors sol.
Logique. Ils ont peur pour leurs postes. Malgré les mandats de certains, aucune légitimité populaire n’est à la base de leur action.
Très chers frères, après une confrontation armée, la paix ne peut être obtenue que de deux façons:
1. Une victoire militaire définitive sur un ennemi qui signe un acte de reddition.
2. Une négociation conclue avec un accord contraignant signé, suivi et respecté par les partis signataires, assuré par la mise en place d’une structure compétente et responsable, chargée du suivi des accords du contrôle périodique et régulier de son application.
C’est une procédure universellement admise à laquelle ni le Congo, ni le POOL ne peuvent se soustraire.
Au POOL, depuis 1998, nous n’avons ni l’une ni l’autre.
Il n’y a, ni guerre officiellement déclarée, ni paix réellement conclue.
Le clair obscur parfait.
Dans cette situation intermédiaire, tous les doutes sont permis, les coups aussi. Sans oublier les profits. Et la méfiance est de mise. Les escarmouches sont répétitives pendant que l’insécurité des citoyens est permanente.
Nous refusons de faire partie de # Ceux qui laissent l’intelligence dans la pénombre
. ni d’un silence coupable et compromettant
. ni d’un discours neutre et lâche
et qui permettent à la bêtise et à la stupidité de régner avec conviction #
Désormais, à ceux de nos compatriotes dont la flatterie est un moyen de conservation ou d’accès aux postes de responsabilité et source de profits et de bonheur, qu’ils choisissent d’autres sujets que la déclamation de la paix et de la stabilité dans le POOL.
Et, puisqu’ils déclarent publiquement la paix définitive et intégrale établie dans le territoire de le POOL historique, nous les mettons au défi de prendre leurs véhicules rutilants, d’aller à MINDOULI, MAYAMA, KINDAMBA, KIMBA, VINDZA, sans subir les tracasseries de miliciens en armes. Cette seule idée les terrorise.
Si ceux qui sont juste de passage sont soumis à des questionnaires, peuvent subir des tracasseries, parfois des agressions, pouvez-vous imaginer ce que vivent au quotidien les autochtones? Ils sont à la merci des miliciens. Pensez-vous qu’ils soient dans un territoire en paix?
Qui s’en préoccupe? Qui y prête attention ? Qui s’en émeut? Même et surtout pas les satellites du pouvoir prétendument responsables originaires du POOL (historique).
Comble de l’ironie ou plutôt du cynisme, alors que des innocents sont promis à la mort, que des citoyens quittent se leurs villages pour se réfugier hors des frontières du Congo, le chef des rebelles, est président d’un parti reconnu et il est candidat annoncé à l’élection présidentielle qui aura lieu dans deux mois.
De qui se moque-t-on?
Cette situation n’a que trop duré.
Et cette pérennité fait penser aux habitants et aux originaires de ces terres qu’il y a connivence entre le gouvernement, les autorités légales et les miliciens qui sévissent.
Les habitants et les originaires du POOL (historique) pensent et savent que c’est un conflit permanent, mis en veille, que le gouvernement réactive à la carte, en cas de besoin.
Si le gouvernement veut encore avoir quelque crédibilité sur ce sujet, il doit mettre un terme à cette ambiguïté.
Mais y-a-t-il intérêt? En aura-t-il le courage politique et même l’honnêteté?
Conclure ou conquérir une paix réelle et définitive, sans équivoque.
Nous voulons la paix définitive dans le POOL et elle ne doit plus se résumer
. ni à ces slogans creux, répétés par des cadres politiques profiteurs,
. ni à la tolérance intermitente et maléfique de la force publique,
. ni à l’assurance insolente et à la morgue des miliciens.
Le POOL veut la paix comme dans le KOUILOU, LE NIARI, LA LEKOUMOU, LA BOUENZA, LES PLATEAUX, LA CUVETTE CENTRALE, LA CUVETTE OUEST, LA LIKOUALA, et LA SANGHA.
Nous voulons la paix, la sécurité et la liberté pour tous. Et le gouvernement a les moyens de la rétablir s’il en a la volonté.
Et tous les Congolais, notamment ceux qui ont encore une fibre nationale et particulièrement les originaires du POOL, enfants authentiques de cette région, devraient y contribuer et cesser aussi bien avec la langue de bois qu’avec la langue fourchue.