Diaspora du Pool et de Djoué Léfini : Une vérité dérangeante, mais nécessaire.

Comment prétendre combattre une dictature quand on est incapable de se supporter entre frères et sœurs d’un même territoire ?

Comment dénoncer l’injustice à Brazzaville, tout en cultivant la jalousie, la suspicion et la division à Paris ?

Aujourd’hui, une partie des ressortissants et des activistes originaires du Pool et de Djoué- léfini s’est enfermée dans un cercle dangereux : celui de l’accusation permanente.

Dès qu’une voix propose, dès qu’une initiative émerge, dès qu’une idée rassemble… elle est immédiatement taxée d’infiltration, de trahison ou de complot avec le pouvoir.

Mais soyons lucides : ce comportement étouffe le combat.

Pendant que certains crient “dictature” à longueur de vidéos et de publications, ils sabotent eux-mêmes toute tentative d’organisation sérieuse.

Ils occupent les réseaux sociaux, mais désertent le terrain des idées concrètes.

Ils dénoncent, mais ne construisent rien.

Ils accusent, mais ne proposent rien.

Pire encore : ceux qui se présentent comme les plus radicaux sont souvent les premiers à tourner autour du pouvoir pour quelques miettes.

Double discours.

Double posture.

Zéro crédibilité.

La vérité est simple : on ne libère pas un peuple dans le désordre, la méfiance , la haine et le déni entre frères.

On ne construit pas un avenir en détruisant systématiquement ceux qui proposent.

Le vrai combat commence par l’introspection de nous-mêmes.

Ressortissant du Pool, de Djoué-Lefini: si vous êtes sincères dans votre engagement, alors changez de méthode.

Acceptez le débat.

Respectez les initiatives.

Laissez émerger les idées.

Arrêtez de voir des ennemis partout ,de vous regarder en chien de faillance.

Sinon, posez-vous la vraie question : êtes-vous en train de combattre le système…

ou de le prolonger en vous mettant en position de manipulateur de la vérité du nôble COMBAT POLITIQUE…

L’histoire jugera.

DIASPORA DU POOL & DJOUÉ-LÉFINI, L’HEURE DE LA VÉRITÉ

Vous criez : “Il faut en finir avec NTUMI.”

Vous accusez : “Sassou de dictatuer.”

Vous vous proclamez : combattants, anciens militaires, leaders, pasteurs…

Mais la seule question qui compte est celle-ci :

QU’AVEZ-VOUS FAIT, CONCRÈTEMENT ?

Vous allez à Brazzaville… en silence.

Vous ne rencontrez pas l’opposition.

Vous ne mobilisez personne sur place.

Vous ne posez aucun acte visible.

Puis vous revenez à Paris, au Canada…Et vous redevenez des “guerriers, des combattants de quoi…! ” sur Facebook. Vidéos. Lives. Accusations. Insultes.

Voilà votre terrain de combat de prédilection, on n’oubliera jamais vos assassinats, vos tueries, vos incendies, vos violences, vos viols, vos vols…

Nous n’avons pas OUBLIÉ VOS CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ ENVERS VOTRE PROPRE POPULATION DU POOL ET DJOUÉ LÉFINI…EN 1997…1998…2002…Et encore…Se cachant derrière l’image des enfants SOLDATS DES TUERIES DE VOTRE POPULATION…

Qui vous a tous permis l’obtention des statuts des RÉFUGIÉS ÉCONOMIQUES « ASSASSINS » ou RÉFUGIÉS SOIT DISANT POLITIQUE…

EN EUROPE et AILLEURS DANS LE MONDE…

SACHEZ QUE LES POPULATIONS DES DEUX DÉPARTEMENTS…

VOUS OBSERVENT…

VOUS CONNAISSENT…

LE MOMENT VIENDRA…

A LA FIN DE LA DICTATURE…

VOUS SEREZ JUGER…

A VOUS EXPLIQUER SUR LES MASSACRES DANS VOTRE PROPRE DÉPARTEMENT DU POOL et DJOUÉ LÉFINI…

VOTRE CONSCIENCE APRÈS CES ATROCITÉS que vous attribuez à tout moment dans vos messages, envers les VAINQUEURS DU CAMPS DE SASSOU…

Vous négociez avec le même SYSTÈME SÉCURITAIRE juste pour vous mêmes, ét non pour un vrai projet de PAIX DURABLE et DEVELOPPEMENT au POOL et DJOUÉ LIFINI.

Ce qui démontre que votre COMBAT N’EST QUE JALOUSIE MÉLANGER À VOTRE FRUSTRATION, DÉVELOPPANT UN REPORT ET LA PEUR DE VOS ACTES COMMIS ENVERS NOTRE POPULATION DU SUD…

C’EST LA SEULE RAISON QUI VOUS ANIME A ÊTRE SUR LA LUMIÈRE EN CRÉANT DES GROUPES Dans LES RÉSEAUX SOCIAUX…

PAR CI PAR LÀ…

SANS PROJET ÉCRIT, NI BUT, NI DÉBATTRE, MAIS NOUS SAVONS TOUS, ET NOUS FAISONS SEMBLANT DE VOUS ÉCOUTER …

AFIN DE VOUS ACCOMPAGNER DANS VOS DÉLIRES A EN FINIR…

COMME L’ONT GLORIFIE LE DICTATEUR SASSOU ET BIEN D’AUTRES…VOTRE SEULE STRATÉGIE DES GROUPIONS ,DES RÉSEAUX SOCIAUX VOUS PERMETTENT DE DÉNIGREZ LES AUTRES ,QUI SAVENT LA VÉRITÉ…

VOTRE PEUR EST LA POURSUITE JUDICIAIRE…

POUR APRÈS…

EN RÉALITÉ VOUS ÊTES SUR LA MÊME SITUATION ET STRATÉGIE QUE « NTUMI »

NÉGOCIER AVEC LE POUVOIR…POUR ME PROTÉGER FACE A LA RÉVOLTE ET REVANCHE PLUS DE NOS POPULATIONS DU SUD…

Pendant ce temps et dans votre conscience réel :

Aucune stratégie.

Aucune organisation.

Aucun projet crédible pour sortir NTUMI du Pool et de Djoué-Léfini.

Aucune vision politique sérieuse pour la reconstruction du POOL et DJOUÉ LEFINI.

Aucune veillé pour les morts des deux départements.

Aucune assistance des familles meurtries et appauvris venant de VOUS.

Soyons clairs :

Vous n’êtes pas en train de mener un combat.

Vous êtes en train de l’étouffer.

Vous multipliez les groupes…

Vous multipliez les discours…

Vous multipliez les tensions…

Mais vous ne produisez AUCUN RÉSULTAT.

Pire encore :

Vous appelez au rassemblement…

Mais vous insultez, humiliez, accusez d’infiltration pour ceux qui pensent, qui proposent, qui veulent structurer.

Vous détruisez vos propres frères…

Puis vous leur demandez de vous suivre.

C’est incohérent.

C’est dangereux.

C’est irresponsable.

Vous fréquentez les autorités…

Vous discutez avec des politiques…

Mais vous êtes incapables de rassembler vos propres communautés du Pool et de Djoué-Léfini.

Pourquoi ? Parce que le problème… vient de vous….Oui, de vous.

Vous avez saturé le combat.

Vous avez saturé les réseaux.

Vous avez saturé la parole politique.

Vous avez vidé le mot “lutte” de tout son sens.

À Paris, nous sommes des centaines de milliers d’originaires du Pool et de Djoué-Léfini. Et pourtant :

Vous ne nous écoutez pas.

Vous ne nous respectez pas.

Vous ne nous proposez rien de concret.

Vous cherchez la lumière…Mais vous n’avez ni briquet… ni projet.

On ne renverse pas un système dans le désordre.

On ne rassemble pas en insultant.

On ne construit pas en accusant tout le monde. Vous dénoncez une dictature…

Mais vous reproduisez ses méthodes : exclusion, mépris, confusion.

Alors voici la vérité que vous refusez d’entendre :

Tant que vous ne changerez pas…RIEN NE CHANGERA.

Un conseil simple et c’est le seul qui compte :

Arrêtez les spectacles.

Arrêtez les attaques inutiles.

Arrêtez les postures.

Organisez…Louez une salle…Présentez un projet clair….Invitez sans diviser.

Parlez avec cohérence….Respectez ceux que vous voulez convaincre…. La vérité est simple : on ne libère pas un peuple dans le désordre, la méfiance et la haine entre frères. On ne construit pas un avenir en détruisant systématiquement ceux qui veulent proposer.

Le vrai combat commence par nous-mêmes.

Jeunesse du Pool, jeunesse de Djoué-Lefini: si vous êtes sincères dans votre engagement, alors changez de méthode. Acceptez le débat. Respectez les initiatives. Laissez émerger les idées. Arrêtez de voir des ennemis partout.

Sinon, posez-vous la vraie question : êtes-vous en train de combattre le système… ou de le prolonger en vous mettant en position de manipulateur de la vérité du nôble COMBAT POLITIQUE…

Et là… seulement là…

le peuple viendra.

Sinon, continuez comme ça…

et vous ne serez rien d’autre

que les premiers artisans de l’échec du combat que vous prétendez mener.

Réveillez-vous.

TOUT SE SAIT.

 

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Yhomby (Jacques Joachim Yhomby-Opango) indépendant et réformateur. OU LE RÈGNE EPHEMERE D’UN HOMME DE RIGUEUR

LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT SASSOU-NGUESSO
Monsieur le Président,
Je m’adresse à vous aujourd’hui, non pas en tant qu’opposant, non pas en tant qu'ennemi,
mais en tant que citoyen congolais préoccupé par l’avenir de son pays.
DÉSACRALISATION DE LA FONCTION D'ÉTAT
Monsieur le Président, vous êtes au pouvoir depuis plus de 40 ans, si l'on additionne vos
deux périodes de règne (1979-1992 et 1997 à aujourd'hui).
Quarante ans ! Une durée qui dépasse largement l'espérance de vie moyenne au Congo.
Cela signifie que des millions de Congolais sont nés, ont grandi, ont vieilli, sont morts sans
avoir connu un autre président que vous.
Cela signifie que pour toute une génération, vous êtes devenu une institution, presque une
divinité, un pharaon moderne.

Mais Monsieur le Président, vous n’êtes pas un dieu. Vous n’êtes pas immortel. Vous n’êtes
pas infaillible.
Vous êtes un homme, avec vos qualités et vos défauts, vos réussites et vos échecs, vos
vertus et vos péchés.
Et comme tout homme, vous êtes mortel. Vous vieillissez. Un jour, vous partirez.
La question est : dans quel état laisserez-vous le Congo ?
RESPONSABILITÉ DU PRÉSIDENT
En 40 ans de pouvoir, vous avez eu toutes les opportunités de transformer le Congo, en
faire un pays prospère, juste, démocratique.
Le Congo n’a pas manqué de ressources. Le pétrole a coulé à flots pendant des décennies,
rapportant des milliards de dollars.
Le Congo n’a pas manqué de talents. Des milliers de Congolais brillants, compétents,
dévoués auraient pu servir le pays.
Le Congo n’a pas manqué de temps. Quarante ans, c’est largement suffisant pour construire
des infrastructures, développer l’éducation, moderniser l’économie.
Mais qu’avons-nous aujourd’hui ?
Un Congo où la pauvreté est endémique, où l’infrastructure est délabrée, où l’éducation et
la santé sont en ruines.
Un Congo où la corruption est généralisée, où le népotisme est la norme, où la méritocratie
est inexistante.
Un Congo où des régions entières sont marginalisées, où des communautés sont
stigmatisées, où des citoyens sont traités comme des sujets de seconde zone.
Un Congo où la violence politique est récurrente, où les droits humains sont bafoués, où la
justice est instrumentalisée.
Monsieur le Président, vous portez une responsabilité écrasante dans cette situation.
Vous ne pouvez pas vous défausser sur la colonisation, sur l’impérialisme, sur les complots
internationaux.
Quarante ans de pouvoir, cela vous rend responsable. Pleinement responsable.
BILAN DE VOTRE RÈGNE

Permettez-moi de dresser un bilan, nécessairement incomplet, de votre règne :
Sur le plan politique :
– Vous avez transformé le Congo en une monarchie de fait, où le pouvoir est héréditaire
– Vous avez violé la Constitution à plusieurs reprises pour vous maintenir au pouvoir
– Vous avez réprimé toute forme opposition sérieuse
– Vous avez organisé des élections truquées pour donner une façade démocratique à votre
régime
Sur le plan économique :
– Vous avez dilapidé des milliards de dollars de revenus pétroliers
– Vous avez endetté le pays de manière irresponsable
– Vous avez laissé prospérer la corruption à tous les niveaux
– Vous avez enrichi votre famille, votre clan, votre région au détriment du reste du pays
Sur le plan social :
– Vous avez laissé se dégrader les systèmes éducation et de santé
– Vous avez laissé la pauvreté installer et se généraliser
– Vous avez créé un fossé immense entre une petite élite prédatrice et une masse appauvrie
Sur le plan sécuritaire :
– Vous êtes revenu au pouvoir par les armes en 1997
– Vous avez déclenché ou laissé se poursuivre plusieurs guerres civiles
– Vous êtes responsable de milliers de morts, notamment dans le Pool
– Vous avez créé un climat de peur et de suspicion généralisée
Sur le plan régional :
– Vous avez pratiqué un régionalisme éhonté, favorisant systématiquement le Nord au
détriment des autres régions
– Vous avez exacerbé les tensions ethniques pour mieux régner
– Vous avez marginalisé des départements entiers, notamment le Pool
Sur le plan moral :
– Vous avez prononcé de beaux discours sur la rigueur, la probité, l’excellence, que vous
n’avez jamais appliqués
– Vous avez prêché une chose et pratiqué son contraire
– Vous avez donné le mauvais exemple à toute une génération
Monsieur le Président, ce bilan est accablant.
APPEL À LA DÉMISSION
Monsieur le Président, il est temps de partir.
Il est temps de laisser la place à une nouvelle génération, à de nouvelles idées, à une
nouvelle façon de gouverner.

Il est temps de permettre au Congo de se réconcilier avec lui-même, de panser ses
blessures, de construire un avenir différent.
Votre départ volontaire serait un acte de grandeur, un geste historique, une contribution
ultime au bien du pays.
Votre départ volontaire éviterait au Congo une transition violente, chaotique, peut-être
même une nouvelle guerre civile.
Votre départ volontaire vous permettrait de négocier les conditions de votre retraite, de
préserver votre dignité et celle de votre famille.
Mais si vous refusez de partir, si vous vous accrochez au pouvoir jusqu’à votre dernier
souffle, alors vous assumerez la responsabilité de tout ce qui arrivera après vous.
Car le Congo ne pourra pas continuer ainsi indéfiniment. Un jour, le système que vous avez
bâti s’effondrera. Et l’effondrement sera brutal, violent, douloureux.
QUEL HÉRITAGE VOULEZ-VOUS LAISSER ?
Monsieur le Président, vous avez plus de 80 ans. Vous êtes dans le dernier chapitre de votre
vie.
Quel héritage voulez-vous laisser ?
Voulez-vous être remembered comme un dictateur qui est accroché au pouvoir jusqu’à la
mort ?
Ou voulez-vous être remembered comme un homme d’État qui a su partir au bon moment ?
Voulez-vous que vos enfants, vos petits-enfants portent le poids de vos erreurs ?
Ou voulez-vous leur laisser un nom honorable ?
Voulez-vous que le Congo sombre dans le chaos après votre départ ?
Ou voulez-vous contribuer à une transition pacifique ?
Ces questions, Monsieur le Président, vous seul pouvez y répondre.
Mais sachez que l’histoire vous jugera. Et l’histoire est implacable.
CONCLUSION
Monsieur le Président Denis Sassou-Nguesso (Sassou),

Je ne me fais pas d’illusions. Je sais que cette lettre ne changera probablement rien à vos
décisions.
Je sais que vous êtes entouré de courtisans qui vous disent que vous êtes indispensable, que
le Congo ne peut pas se passer de vous, que vous devez rester jusqu’à la fin.
Mais au fond de vous-même, dans le silence de la nuit, quand vous êtes seul face à votre
conscience, vous savez que ce n’est pas vrai.
Vous savez que le Congo peut et doit se passer de vous.
Vous savez que vous avez failli.
Vous savez que votre bilan est largement négatif.
Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Il n’est jamais trop tard pour un acte de courage, de
lucidité, de grandeur.
Partez, Monsieur le Président. Partez dignement. Partez maintenant.
C’est le dernier service que vous pouvez rendre au Congo.
Un citoyen congolais épris de justice et de vérité.
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ANNEXE : DÉCLARATION INTÉGRALE DU PRÉSIDENT JACQUES JOACHIM YHOMBY-OPANGO À
LA CONFÉRENCE NATIONALE SOUVERAINE (26 Mars 1991)
PRÉAMBULE
Le 26 mars 1991, lors de la Conférence Nationale Souveraine, le général Jacques Joachim
Yhomby-Opango (Yhomby), ancien président de la République (1977-1979), a prononcé une
déclaration historique dans laquelle il a révélé des faits importants sur l'histoire récente du
Congo.
Cette déclaration, longtemps censurée, mérite d’être intégralement reproduite ici, car elle
apporte un éclairage essentiel sur les événements de mars 1977 et sur le fonctionnement
du régime du Congo populaire.
DÉCLARATION DU GÉNÉRAL YHOMBY-OPANGO
« Monsieur le Président de la Conférence Nationale,
Mesdames et Messieurs les délégués,
Mes chers compatriotes,

C’est avec une émotion profonde que je prends la parole devant vous aujourd’hui, après
tant d’années de silence forcé.
Pendant des années, j’ai été empêché de dire la vérité sur ce qui s’est passé dans notre
pays. Pendant des années, on a répandu des mensonges sur mon compte, on m’a accusé de
crimes que je n’ai pas commis, on a sali ma réputation.
Aujourd’hui, enfin, je peux parler librement. Je peux dire la vérité. Je peux témoigner.
LES ÉVÉNEMENTS DE MARS 1977
Le 18 mars 1977, le président Marien Ngouabi (le commandant) a été assassiné dans sa
résidence.
À l’époque, j’étais vice-président du Comité Militaire du Parti et chef d’état-major des forces
armées.
Immédiatement après l’assassinat, une réunion d’urgence du Comité Militaire a été
convoquée.
Lors de cette réunion, certains membres, que je ne nommerai pas ici mais dont l’identité est
connue de tous, ont désigné des boucs émissaires : l’ancien président Alphonse Massamba-
Débat (Massamba-Débat) et plusieurs de ses proches.
J’ai protesté contre ces accusations non fondées. J’ai demandé qu’une enquête sérieuse soit
menée pour établir la vérité.
Mais ma voix a été couverte par celles qui réclamaient une justice expéditive, une
vengeance immédiate.
L’EXÉCUTION DE MASSAMBA-DÉBAT
Le 25 mars 1977, une semaine après l’assassinat de Ngouabi (Marien Ngouabi), Alphonse
Massamba-Débat (Débat) et plusieurs autres personnes ont été exécutés sans procès
équitable, sans possibilité de se défendre.
Je tiens à le dire solennellement devant vous : Alphonse Massamba-Débat (Massamba-
Débat) était innocent.
Il n’avait rien à voir avec l’assassinat de Marien Ngouabi (le commandant).
Son exécution était un assassinat politique, un crime d’État.
Ceux qui ont ordonné cette exécution savaient qu’il était innocent. Mais

ils ont profité de la
confusion, de l’émotion, de la peur pour éliminer un rival politique, pour se débarrasser
d’une figure gênante.

L’ASSASSINAT DU CARDINAL BIAYENDA
Le 22 mars 1977, quatre jours après l’assassinat de Ngouabi (Marien Ngouabi), le Cardinal
Émile Biayenda a été à son tour assassiné.
Cet assassinat a été présenté comme l’œuvre des mêmes « comploteurs » qui avaient tué
Ngouabi (Marien Ngouabi).
Mais là encore, c’est un mensonge.
Le Cardinal Biayenda a été assassiné parce qu’il savait des choses. Parce qu’il était un
témoin gênant. Parce qu’il risquait de révéler la vérité.
Son assassinat était destiné à faire taire un homme de Dieu qui refusait de cautionner les
mensonges du pouvoir.
MA PRISE DE POUVOIR ET MA CHUTE
Après ces événements tragiques, le Comité Militaire du Parti m’a désigné comme président
de la République.
Je n’ai pas sollicité cette fonction. Je l’ai acceptée par sens du devoir, dans l’espoir de
ramener le calme, de rétablir la légalité, de conduire le pays vers une normalisation.
Pendant les deux années de mon mandat (1977-1979), j’ai tenté de réformer le système, de
lutter contre la corruption, de promouvoir une gouvernance plus ouverte.
Mais très vite, je me suis heurté à une opposition farouche au sein même du Parti.
Ceux qui avaient profité du système en place, ceux qui s’étaient enrichis, ceux qui avaient
des choses à cacher, ont commencé à comploter contre moi.
Le 5 février 1979, lors d’une réunion extraordinaire du Comité Central du Parti, j’ai été
accusé de « déviation de droite », de « tiédeur révolutionnaire », de « compromission avec
l’impérialisme ».
Ces accusations étaient ridicules, mais elles ont servi de prétexte pour m’évincer du pouvoir.
J’ai été arrêté, emprisonné, torturé. J’ai passé plusieurs années en prison, dans des
conditions inhumaines.
Mes proches ont été persécutés. Ma famille a souffert.
Et tout cela pourquoi ? Parce que j’avais voulu dire la vérité. Parce que j’avais voulu
réformer le système. Parce que j’avais refusé de me soumettre.
LE RÉGIME DE SASSOU-NGUESSO

Celui qui m’a remplacé à la tête de l’État, Denis Sassou-Nguesso (Sassou), était l’un des
principaux artisans de ma chute.
Il était également l’un de ceux qui, en mars 1977, avaient réclamé l’exécution rapide de
Massamba-Débat (Alphonse Massamba-Débat).
Pendant ses années de pouvoir (1979-1992), Sassou (Denis Sassou-Nguesso) a mis en place
un système de gouvernance fondé sur la corruption, le népotisme, le régionalisme.
Il a enrichi sa famille, son clan, sa région.
Il a marginalisé des pans entiers de la population congolaise.
Il a réprimé toute forme d’opposition.
Il a transformé le Congo en une propriété privée.
Aujourd’hui, grâce à cette Conférence Nationale, le peuple congolais a la possibilité de
tourner la page, de construire un Congo nouveau, démocratique, juste.
Mais pour cela, il faut d’abord faire la vérité sur le passé.
Il faut établir les responsabilités.
Il faut rendre justice aux victimes.
MES RÉVÉLATIONS
Je souhaite faire plusieurs révélations importantes devant cette Conférence :
Première révélation : L’enquête sur l’assassinat de Marien Ngouabi (le commandant) a
jamais été menée sérieusement. Des pistes importantes n’ont jamais été explorées. Des
témoins clés n’ont jamais été entendus. Des éléments matériels ont disparu
mystérieusement.
Pourquoi ? Parce que les vrais commanditaires de l’assassinat étaient au sein même du
pouvoir, et qu’ils ont tout fait pour empêcher que la vérité éclate.
Deuxième révélation : L’exécution de Massamba-Débat (Alphonse Massamba-Débat) a été
décidée lors d’une réunion secrète du Comité Militaire à laquelle je n’ai pas été convié.
Quand j’en ai été informé, il était déjà trop tard. Le peloton d’exécution avait déjà accompli
sa macabre besogne.
Troisième révélation : Le Cardinal Biayenda a été assassiné sur ordre du pouvoir. Les
exécutants étaient des militaires en uniforme. L’opération a été maquillée pour faire croire
à un acte de « comploteurs ».

Quatrième révélation : Ma chute en 1979 a été orchestrée avec l’aide de puissances
étrangères qui préféraient un Sassou (Denis Sassou-Nguesso) docile et manipulable à un
Yhomby (Jacques Joachim Yhomby-Opango) indépendant et réformateur.
Cinquième révélation : Pendant mon emprisonnement, j’ai été torturé. On a voulu me faire
signer des « aveux » dans lesquels je reconnaissais des crimes imaginaires. J’ai refusé. C’est
pourquoi mon emprisonnement a duré si longtemps.
APPEL À LA JUSTICE
Mesdames et Messieurs les délégués,
Je lance un appel solennel à cette Conférence Nationale : que justice soit rendue !
Que les crimes du passé soient jugés !
Que les victimes soient réhabilitées !
Que les bourreaux soient identifiés et sanctionnés !
Je demande notamment :
1. Que soit créée une commission d’enquête indépendante sur l’assassinat de Marien
Ngouabi (le commandant)
2. Que soit réhabilitée la mémoire d’Alphonse Massamba-Débat (Massamba-Débat) et de
tous ceux qui ont été injustement exécutés en mars 1977
3. Que soit réhabilitée la mémoire du Cardinal Émile Biayenda
4. Que soient punis les responsables de ces crimes
5. Que soient indemnisées les familles des victimes
CONCLUSION
Mes chers compatriotes,
Le Congo a trop souffert du mensonge, de l’injustice, de l’impunité.
Si nous voulons construire un Congo nouveau, nous devons commencer par regarder notre
passé en face, par dire la vérité, par rendre justice.
C’est à ce prix seulement que la réconciliation nationale sera possible.

C’est à ce prix seulement que nous pourrons tourner la page et avancer ensemble vers
l’avenir.
Je suis prêt, pour ma part, à contribuer à cette œuvre de vérité et de justice.
Je suis prêt à témoigner devant toute commission d’enquête.
Je suis prêt à fournir tous les documents, tous les noms, toutes les preuves dont je dispose.
Car je n’ai rien à cacher. Ma conscience est tranquille.
Je n’ai pas de sang sur les mains.
Je peux regarder mes compatriotes dans les yeux.
Je peux regarder l’histoire en face.
Puisse cette Conférence Nationale marquer le début d’une ère nouvelle pour le Congo.
Puisse-t-elle être le lieu où la vérité triomphe enfin du mensonge.
Puisse-t-elle être le lieu où la justice l’emporte sur l’impunité.
Je vous remercie de votre attention.
Vive le Congo !
Vive la démocratie !
Vive la vérité ! »
(Fin de la déclaration du général Jacques Joachim Yhomby-Opango)
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MARIEN NGOUABI LE POPULISTE :L’HOMME DU GRAND NORD AUTREMENT DIT DU BLOC STRUCTURANT.

 

citations Marien Ngouabi

Lorsque ton pays est sale et manque de paix durable,tu ne peux lui rendre sa propreté et son unité qu’en le lavant avec ton sang »Marien Ngouabi, 13 mars 1977 dernier discours à la place de l’hôtel de ville de Brazzaville.

« L’unité nationale, la seule vraie, c’est la conjugaison des efforts de tout le peuple, à travers les 9 régions du pays, sur la base du travail en vue de l’augmentation de la production nationale. Et la paix sociale ne peut se maintenir que dans un contexte général de travail ». Marien Ngouabi, 31 décembre 1976.

« Il n’est pas possible d’obliger les masses à accepter tel ou tel cadre, comme le représentant valable de l’avant-garde prolétarienne. Le respect des masses se gagne. Aucun prestige ne vient du ciel. C’est notre pratique qui nous le confère ou, au contraire, nous le refuse. Les masses veulent retrouver chez leurs dirigeants, sinon l’image de ce qu’elles sont actuellement, du moins celle de ce qu’elles désirent devenir pour que la société soit meilleure. L’autorité du Parti sera toujours contestée tant que ses cadres n’auront pas ce rayonnement qui crée des disciples et les militants à toute épreuve » Marien Ngouabi, décembre 1974.

Du haut de la résidence présidentielle, assis sur l’une des terrasses principales qui offrent une vue merveilleuse sur le fleuve Congo, je me suis senti profondément touché par un spectacle pourtant régulier et monotone propre à l’Afrique noire, à toute l’Afrique tout simplement. Ce spectacle me bouleverse parce que, en tant que responsable politique et cadre de ce pays, le Congo, je me trouve directement concerné par ce que j’observe. Je ne suis pas dans l’arrière-pays, je me trouve à Brazzaville, capitale de la république populaire du Congo. Je suis dans une ville des plus agitées de l’Afrique, une ville où très tôt, dès 1963, les masses populaires ont osé braver les canons de l’impérialisme pour décider elles-mêmes de leur propre histoire.

Président de la république populaire du Congo 1er Janvier 1969-18mars 1977 .

Marien Ngouabi arrive au pouvoir suite à la montée de la contestation des déchirements par des conflits idéologiques , des luttes intestines, de l’élection présidentielle du 22 juillet 1968 qui entraîne un nouveau conflit comme personne ne se présenta contre Alphonse Massamba Débat pour réajuster la révolution mais malheureusement il va s’y éterniser et c’est sous son règne que l’OBUMUTRI naîtra ce qui entraînera en mars 1970 le coup de force raté du lieutenant Kinganga alias sirocco s’ensuivit le mouvement du 22 février 1972 les têtes de proue et leurs comparses furent exécutés pour leurs convictions et exposés au stade de la révolution actuel stade Alphonse Massambat Débat voila ce qui caractérise le coté criminel de Marien Ngouabi .je tiens à notifier que les meneurs du mouvement de février 1972 avait combattu le coup de kinganga pour rien car c’est lui le vrai pourfendeur de l’OBUMUTRI dommage nul n’est prophète chez soi .

Soulignons aussi qu’ en 1966 , ce dernier tente de prendre le pouvoir en l’absence de Alphonse Massamba Débat qui se trouvait à Madagascar .

cela lui valut d’être rétrogradé comme soldat simple lui qui était déjà capitaine dans l’armée.

Marien Ngouabi n’était qu’un assoiffé du pouvoir, c’était l’arbre qui cachait la forêt

La question qu’il faut falloir se poser aujourd’hui est la suivante;

Est -ce que le camarade marien Ngouabi , n’était pas un démagogue expert en langue de bois?

Ses discours populistes n’étaient -ils pas l’ expression démagogique d’un leader revanchard des événements malheureux de février 1959, qui cachait sa vraie nature,. Au regard de sa programmation néfaste du grand remplacement des sudistes dans la fonction publique, accompagnée des opérations à l’instar de la radicalisation dans l’armée, yaka noki noki ticket na yo éko futama na brazza?

Ce plan bien calculé porte bien ses fruits dans le Congo de Sassou-Nguesso son fidèle continuateur..

Ce natif d’Ombélé, district de fort-rousset(actuel owando)officier dont les laris ont toujours considéré par nationalisme ou patriotisme qui les distingues des autres éthenies, comme étant une progéniture abandonnée d’un fonctionnaire lari , qui travaillât au nord à l’époque coloniale alors que ,ce n était pas vraie , pire allégorie.

On ne peut pas l’épargner des tueries que les andziba venus du nord perpétrèrent au pool sans raison aucune sous son règne, pour massacrer les laris dont personne ne peut apporter la vraie raison jusqu’ nos jours.

D’ailleurs lors de la conférence nationale souveraine cette question ne fut pas aborder.

La question que je pose aujourd’hui à l’intelligentsia congolaise est la suivante ;

Est- ce que Marien Ngouabi, en tant que président de la république du Congo populaire , n’est pas le seul responsable de la mutation des révolutionnaires en tribalistes ,dont le président Sassou-Nguesso , qui continuent à occuper l’espace de sa succedante cantonnée dans un environnement devenu trop étroit ?

Qui adoptent une posture des gens propriétaires de l’espace politique et économique du pays c’est un narcissisme qui n’en fini pas et exaspère.

Le lég de Marien Ngouabi est un cocktail explosif combinant dette, chômage, division et tutelle que vivent les congolais en plein 21 éme siècle.

Quel a été alors le rapport qui liait l’intelligence de ce dernier à la réussite politique ?

Marien Ngouabi avait réussi à renverser la pyramide sociale institutionnelle, par la mise hors jeux du pouvoir traditionnel acculé dans une posture d’intelligence incompatible avec la modernité politique, qui rendait impossible le retour des chefs traditionnels au devant de la scène politique.

Son règne fut le duel du socialisme scientifique et du socialisme bantu prôné par le président Alphonse Massamba Débat.

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Paris…le “petit garçon” qui fait trembler une diaspora en perte de repères…Aaahhh le petit garçon « PARIS »…YI WIRI…Politique Yi Koubiri…Allons seulement…

Paris petit garçon qui fait trembler les égarés de la diaspora politique Congolaise de Paris…

Au lendemain de l’élection présidentielle de mars 2026 au Congo-Brazzaville, une réalité s’impose avec brutalité : la diaspora politique congolaise de Paris, longtemps perçue comme un contre-pouvoir crédible, traverse une crise profonde de légitimité, de vision… et de maturité.

Dans ce climat tendu, une figure inattendue émerge surnommée ironiquement par certains “ petit agent du général Benoit Moundéléngolo traître du pool…Alias Armand Mandziono ”. Derrière cette expression se cache en réalité une peur bien plus grande : celle d’une nouvelle génération qui refuse les vieux réflexes, les postures stériles et les guerres d’ego qui ont affaibli la diaspora pendant des années.

Une diaspora devenue experte en division…

Au lieu de s’unir autour d’objectifs clairs démocratie, transparence, alternance, une partie de la diaspora militante s’est enfermée dans une spirale toxique : accusations, soupçons, règlements de comptes.

Aujourd’hui, le réflexe est devenu presque systématique :

– Tout activiste efficace est suspect.

– Toute voix divergente est qualifiée d’infiltrée.

– Toute initiative indépendante est perçue comme une trahison.

Ce climat de défiance permanente a fini par produire l’effet inverse de celui recherché : il a paralysé l’action collective et discrédité les véritables combats.

L’incompétence comme système…

Le plus préoccupant n’est pas seulement la division, mais l’incapacité structurelle à construire une stratégie.

Depuis plusieurs cycles électoraux, les mêmes erreurs se répètent :

– absence de coordination réelle  

– incapacité à peser politiquement sur le terrain national  

– communication brouillonne et souvent contre-productive  

– déconnexion totale avec les réalités du pays  

Résultat : une diaspora bruyante, mais inefficace…Le “petit garçon”, symptôme d’un basculement…

Celui que certains tentent de ridiculiser incarne en réalité une rupture. Il pose des questions simples mais dérangeantes :

– Où sont les résultats concrets ?

– Qui assume les échecs ?

– Pourquoi les mêmes figures monopolisent-elles la parole sans jamais rendre de comptes ?

Son audace ne vient pas de son âge, mais de sa lucidité, et c’est précisément cela qui dérange…La peur du renouvellement…

Derrière les accusations d’infiltration se cache souvent une peur bien plus profonde : celle de perdre le contrôle.

Car reconnaître de nouvelles voix, c’est aussi reconnaître ses propres limites.

C’est accepter que le combat évolue.

C’est admettre que les méthodes d’hier ne fonctionnent plus aujourd’hui.

Mais au lieu de faire cette introspection, certains préfèrent disqualifier.

Après mars 2026 : l’heure de vérité

L’élection présidentielle de mars 2026 marque un tournant. Elle pose une question fondamentale à la diaspora :

Veut-elle continuer à exister comme un espace de conflits internes…  

ou devenir enfin une force politique structurée, crédible et utile ?

Le temps des slogans est terminé.  

Le temps des responsabilités commence.

Conclusion : grandir ou disparaître…Le “petit garçon” n’est peut-être pas le problème….Il est peut-être le miroir…Oui le miroir…Qui dénigre les meilleurs parmi nous en politique…Les sachant…

Un miroir qui renvoie à la diaspora politique congolaise de Paris une image qu’elle refuse de voir : celle d’un mouvement qui parle beaucoup mais construit peu.

L’histoire de notre pays retiendra une chose :

ce ne sont pas les plus bruyants qui font avancer les peuples,  

mais ceux qui savent transformer la colère en stratégie,  

et les divisions en force collective.

La diaspora congolaise est à la croisée des chemins…

Le Colonel Major : B.

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ALPHONSE MASSAMBA DÉBAT OU L’ILLUSION D’UNE RÉUSSITE.

«Si vous voulez libérer une patrie, vous mettez dans votre main 10 balles, 9 pour les traîtres de l’intérieur et une pour l’ennemi car sans les traîtres de l’intérieur, l’ennemi de l’extérieur n’oserait pas entrer dans votre pays.»

dixit Ernesto « Che « Guevara.

A cela le vieux sage Korobo Matsouaniste, rétorque cela est d’autant vrai au regard du pillage de nos richesses qui ne profitent qu’aux impérialistes et aux valets locaux qui appauvrissent le peuple congolais , par le truchement des multinationales étrangères qui représentent l’ennemi de l’extérieur dont la tâche est facilité, par les dirigeants actuels qui eux sont les traîtres de la nation congolaise.

Je vais aujourd’hui aborder le cas spécifique du président Alphonse Massamba Débat .

Je sais qu’en mon âme et conscience ,que bon nombre de sensibilités des congolais vaniteux , intégristes ,illuminés par les fables de la fontaine et les allégories de la bible, qui ont fait de ce dernier le seul et unique modèle de réussite ,parmi les présidents que le Congo a eu seront heurtées , comme d’ailleurs ma publication intitulé «  Abbé Fulbert YOULOU un vrai faux prophète ; L’homme qui n’avait pas vu plus loin que le bout de son nez » qui a heurté beaucoup d’entre-vous.

Alors que , l’homme autrement dit Alphonse Massamba Débat , n’avait rien compris de la politique.

C’est pour cela que dans le souci d’un Congo meilleur, j’exhorte d’abord le président Denis Sassou- Nguesso. à comprendre l’importance et l’intérêt  de la refondation de la nation congolaise , afin qu’il laisse un véritable héritage au peuple congolais ,car le modèle d’un état nation unitaire non constitué dont,  lui même est aussi prisonnier à toujours été un handicap, pour le développement de notre pays depuis l’accession à la souveraineté nationale le 15 Août 1960 .

Ce modèle a été conçu pour servir les intérêts des impérialistes occidentaux, il ne nous donne que des miettes et nous oppose comprenne qui pourra !.

Ceci est un cri d’alarme d’un citoyen conscient aimant foncièrement son pays. ,soucieux d’un Congo meilleur .

Et, cela m’oblige ,de n’épargner personne.de ne pas être complaisant sur mes analyses et critiques pour faire plaisir à d’ Artagnan ou à Tartempion ,de ne pas aussi juger le passé avec les yeux du passé .

On ne soigne pas un mal avec un placébo.

Le changement ne viendra qu’au prix d’une rétrospection sans concession aucune .

Il faut poser un bon diagnostic pour trouver le bon remède.

il faut passer au peigne fin tous les grands leaders que le Congo a eu, pour comprendre l’origine du mal congolais ,puis enfin déconstruire le faux narratif ambiant , qui consiste à se jeter l’ opprobre entre Mbochis , Kongo-lari et Niboleks , alors que tous ont pêché ;oui tous ont pêché.

Nombre des congolais dise que Alphonse Massambat Debat, a été le seul et unique bon gestionnaire du pays mon œil ,sans expliquer comment est- il arrivé au pouvoir.

Est- ce que les entreprises créées sous son règne rapportaient une réelle plus -value et un bénéfice , après le payement de toutes les charges à l’état bref.. . ?

En, effet Alphonse Massambat Debat , arrive au pouvoir par un coup d’ état minutieusement préparé avec le soutien de la France, dont il trahira aussitôt arrivé au pouvoir, en se tournant vers la chine oubliant que l’abbé Fulbert youlou,  fut lâché en ouvrant les portes à l’Amérique de John Fitzgerald kennedy.

En effet , c’est en rentrant d’un voyage qu’il effectua aux états unis, avec Sinda Martial premier poète de l’Afrique Équatoriale Française (AEF) , mort le 17 juillet 2025 à paris , homme de confiance de l’abbé fulbert YOULOU , où ils étaient allés remettre un éléphanteau au président John Fitzgerald Kennedy ,pour symboliser les relations bilatérales entre le Congo et les États -Unis.

Ce dernier recevant en retour une aide financière , dont il ne fît pas état au président Fulbert Youlou, lors du compte rendu de cette mission , mais malheureusement l’Abbé Fulbert youlou ,fut mit au parfum par Sinda Martial , qu’il reçut en premier de cette aide financière qui va être bloqué par le trésor public français dans le cadre des conventions de compensation.

D’’ailleurs , Sinda Martial paya de cette loyauté lorsque Alphonse Massamba Débat , réussira son coup d’état ,ce dernier fut contraint à l’exil .

Et , ne sera de retour au Congo ,qu’à la faveur de la conférence nationale souveraine en 1991.

Alphonse Massamba Débat ,  est à l’origine de La CRÉATION DE LA DÉFENSE CIVILE – LA PREMIÈRE MILICE D’ÉTAT AU CONGO – DÉCRET DU 18 JUIN 1965, comme si le Congo avait besoin d’une milice, alors que il avait une armée républicaine , qu’il va d’ailleurs dévoyé avec la proclamation l’année suivante le 22 JUIN 1966 ,de l’armée populaire nationale (APN) en remplacement des forces armées congolaises.

Le triple assassinat des hauts cadres Matsokota, Massouémé et Pouabou ,fut le prélude de la terreur au sein des populations et de bien d’autres assassinats, qui sous son règne  dont le souvenir reste très amer  auprés des survivants de l’époque .

C’est ce qui révéla le côté criminel de son pouvoir .

Le président Denis Sassou- Nguesso, qui fut instructeur militaire de la défense civile et de JMNR en sait quelque chose.

Mettons maintenant en relief quelques entreprises étatiques sous son règne qui font de lui le meilleur gestionnaire que le Congo n’ a jamais eu .

Ce n’étaient que des éléphants blancs vouées à la faillite .

Tenez ! illustrons cela . Par ces quelques exemples Factuels.

Huilerie de Nkayi : Comment cette entreprise étatique pouvait -elle être rentable en important en devise forte sa matière premier au Sénégal , alors que les terres de la vallée du Niari sont propices à la culture d’arachide , idem pour l’usine textile de Kinsoundi ( sotexco) , qui importait en devise sa matière première le coton au Tchad.

Alors, qu’il existait déjà un embryon de coton culture à Kingoma dans la Bouenza (Socoton) ;

Une autre aberration l’usine d’allumette de Bétou éloigné de 1200 KM du port de pointe noire .

Comment pouvait- elle concurrencée les allumettes du Cameroun produites aux environs de Douala.

Office congolais du tabac (O CT) approvisionné par le tabac cultivé à Kindamba, ne bénéficiait d’aucunes d’infrastructures adéquates d’évacuations vers les marchés extérieurs .

La ferme piscicole de Djoumouna n’avait pas de chambre froide pour la conservation et commercialisation .

Alphonse Massambat Debat Ne serait il pas à l’origine de la descente aux enfers de l’économie Congolaise , accentuée au file des temps par l’ avénement de (l’Obumutri)l’oligarchie bureaucratique militaro -tribale

Vous comprendrez par là pourquoi l’OCJ et ses alliés par ma voix se fait le fer de lance de la refondation de la nation congolaise qui a hérité d’un modèle de l’ état nation non constitué (modèle napoléonien et conflictuel

 Ensuite comment pouvait -on attribuer ces pseudos prouesses économiques seulement à Massambat Débat et les crimes de son règne à Pascal Lissouba, voila une lecture très biaisée de son règne.

Les origines du mal du Congo sont à rechercher dans le modèle de l’état unitaire non constitué et non dans  les hommes qui ont dirigé ou qui dirigent le Congo.

Pourquoi deux poids, deux mesures soyons impartial et non sélectif .

En soixante six ans de souveraineté rien n’a marché, il faut avoir  le courage politique de le dire .

Il est temps que nous refondons la nation congolaise et, le président Dénis Sassou -Nguesso, doit y penser en bon patriarche pour laisser le peuple congolais en paix.

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Couverture fascicule Réformes du fédéralisme en Allemagne et en Suisse : des compromis viables et durables ?

https://www.persee.fr/doc/alauj_0002-5712_2008_num_184_1_1990

du fédéralisme en Allemagne et en Suisse :
des compromis viables et durables ?
Olivier Giraud Yoan Vilain
Allemagne d’aujourd’hui Année 2008 184 pp. 119-130
Fait partie d’un numéro thématique : La réforme du fédéralisme allemand
Référence bibliographique
Olivier Giraud* et Yoan Vilain**
Réformes du fédéralisme en Allemagne et en Suisse : des compromis viables et durables ?
L’Allemagne et la Suisse comptent parmi les systèmes fédéraux européens les plus vivants
et les plus stables politiquement. Pour le reste, er dresser un tableau comparatif est un
exercice complexe. Ces deux pays sont en effet considérés comme des cas emblé¬
matiques du fédéralisme de coopération, dans lequel Etat fédéral et entités fédérées -ici
Länder et cantons -doivent collaborer dans de nombreux domaines, par opposi¬ tion au
fédéralisme dualiste canadien par exemple, dans lequel l’indépendance d’action des deux
pouvoirs est presque totale. En dehors de cette s milarité de taille, fédéralismes helvétique
et germanique sont traditionnellement présentés comme ne dis¬ posant que de peu de
traits similaires Le fédéralisme « unitariste » allemand, dont beaucoup d’institutions, de
normes de fonctionnement et de dynamiques sociopoli¬ tiques visent à l’homogénéisation
des conditions de vie s’oppose en ef_et de façon assez diamétrale au fédéralisme «
décentralisé » helvétique, dans lequel la protection des minorités et des spécificités
régionales conserve une indéniable oriorité. Eternelle préoccupation des comparatistes, la
question des similarités et différences se repose aujourd’hui face à la simultanéité et à
l’apparence similitude des enjeux du changement que connaissent depuis quelques
années les systèmes fédéraux allemand et suisse. Notre article se propose précisément de
tenter de démêler l’écheveau des points com¬ muns et des distinctions entre les
fédéralismes allemanc et suisse dans le contexte des processus de réformes de grande
envergure entrepris au nord et au sud du lac de Constance depuis quelques années. Pour
cela, nous développons une grille analytique comparative de ces systèmes fédéraux. Cette
grille d’analyse commune permettra ainsi de ne pas nous limiter à la comparaison de cas,
mais bien de rapporter la comparai¬ son à des catégories constituées, de portée plus
universelle 2.
Nous dresserons en premier lieu une analyse comparée des grandes structures de ces
systèmes fédéraux compris comme des ensembles juridico-institutionnels, mais aussi
socio-politiques. Nous analyserons ensuite les principaux conflits et divages structurels qui
traversent ces deux systèmes, qu’il s’agisse alors de clivages institutionnels ou de clivages
socio-politiques. Cette première partie débouchera sur une analyse comparée des
blocages et des débats, dans les deux pays, à la veille des réformes des années
* O. Giraud est chargé de recherche au CNRS en science politique et est rattaché au
Centre Mère Bloch de Berlin. Il s’intéresse aux dynamiques de réforme des échelles de
mise en œuvre de l’Etat social. Contact : [email protected]

** Y. Vilain est doctorant en droit public à l’Université Paris 1 & à l’Université Humboldt de
Bénin, et rattaché au Centre Marc Bloch. Sa thèse porte sur les limites constitutionnelles à
la décentralisation en France et en Allemagne. Contact : [email protected]

120
Olivier Giraud et Yoan Vilain
2000. De part et d’autre du Rhin, quels sont les arguments en présence à propos de la
réforme du fédéralisme et quelles attentes ont-elles été formulées, par quelles coalitions ?
La seconde partie de notre propos sera aussi organisée autour de deux points successifs.
En premier lieu : nous proposerons un bref bilan comparatif du déroulement des
procédures de réformes du fédéralisme en nous centrant sur la façon dont les différentes
parties prenantes au débat ont pu formuler des compromis ou ont au contraire cumulé et
juxtaposé attentes et exigences. Ces deux modalités s’opposent en ce que la première
demande aux acteurs politiques d’abandonner, au moins en partie, leurs positions initiales,
mais permet à la négociation de déboucher sur des positions non prévues. La seconde
modalité, par le biais de compensations ou de décisions paquets permet souvent à tous
d’obtenir satisfaction, mais présente le danger de « surcharger » le résultat de la
négociation ou encore de mettre en cause la cohérence de l’ensemble. Cette analyse
comparée des processus de négociations de part et d’autre nous aidera à évaluer pour
terminer l’aboutissement ou plutôt l’avancement des processus de réforme en cours dans
les deux pays. Il sera alors possible de comparer les trajectoires respectives des réformes
adoptées en matière d’organisation fédérale au sein des deux États représentant les
principales traditions fédérales d’Europe continentale.
Les fédéralismes allemand et suisse : structures et conflits
Comme tous les systèmes institutionnels, les systèmes fédéraux doivent s’analyser au
travers du double prisme des règles qui les organisent et des forces sociopolitiques qui les
animent. Nous nous attacherons ici d’abord à un examen rapide des structures qui se sont
établies progressivement dans les fédéralismes allemand et suisse, avant de nous
intéresser aux conflits, fussent-ils de nature politique, sociale, financière ou juridique qui
ont traversé, jusqu’à une période récente, ces structures institutionnelles complexes.
Similarités et différences dans les structures juridiques et
institutionnelles
Fédéralismes suisse et allemand se sont construits par agrégation. Dans sa forme
moderne, le fédéralisme suisse s’inspire avant tout du modèle américain. Il s’agit d’un
fédéralisme décentralisé, formé dans une tradition politique de méfiance vis-à-vis de l’Etat
et qui résulte d’un compromis entre d’une part des forces politiques modernistes (radicaux
et libéraux protestants qui cherchaient à moderniser le pays et à en favoriser l’unification
économique) et, d’autre part, des minorités religieuses, linguistiques, politiques plus
traditionnelles, fortement anti-fédéralistes. Protection des minorités et forte autonomie

cantonale en sont les piliers. L’autonomie des cantons, qui s’exprime dans le fait qu’ils sont
détenteurs de la souveraineté politique « en tant que leur souveraineté n’est pas limitée par
la Constitution fédérale » (art. 3 CF), mais aussi la consécration constitutionnelle du
principe de subsidiarité (art. 5a) ou encore la participation des cantons au processus
décisionnel fédéral (art. 45) et l’obligation de coopération entre cantons et Confédération
(art. 44) sont les structures de base des institutions du fédéralisme helvétique.
Le principe fédéral constitue également l’un des fondements du système politique allemand
d’après-guerre (art. 20 LF). Renouant avec une longue tradition de l’histoire
constitutionnelle germanique, le modèle fédéral s’est facilement imposé au moment des
travaux préparatoires à l’adoption de la Loi fondamentale allemande, d’autant qu’il était
perçu de toute part comme « une forme d’antidote au totalitarisme unitaire des nazis » 3.
Aussi unanime soit-il, le choix fait en faveur d’une organisation fédérale n’ex¬ clouait
cependant pas l’existence de fortes dissensions quant à la question de la répartition des
compétences entre le Bund et les Länder ou en ce qui concernait le choix du

Réformes du fédéralisme en Allemagne et en Suisse
121
modèle pour la chambre haute 4, laissant ainsi entrevoir le clivage opposant les tenants
d’un fédéralisme relativement centralisé (majoritaires au SPD et dans une certaine mesure
au sein des Länder du Nord) et un courant davantage soucieux de l’autonomie des Länder
(CSU, une large partie de la CDU et des Länder du Sud). Ces dissensions ont conduit à
établir un fédéralisme mixte largement façonné en fonction de la pratique constitutionnelle.
Affirmant les principes d’un fédéralisme dualiste et décentralisé d’une part, tout en
instituant les mécanismes d’un fédéralisme coopératif et unitaire d’autre part, la Loi
fondamentale adoptée en 1 949 a surtout permis aux partis politiques de modeler la réalité
constitutionnelle en fonction de leurs propres objectifs. Ainsi, la reconnaissance de «
l’étaticité » originaire (ursprüngliche Staatsqualität) des Länder, laquelle fonde la
présomption de compétence dont bénéficient les Etats fédérés dans l’exercice des
pouvoirs étatiques et l’accomplissement des missions de l’Etat (art. 30 et 83) n’a qu’une
faible portée au regard des nombreuses dispositions de la Loi fonda¬ mentale attributives
de compétence à l’Etat fédéral.
En Suisse, les cantons ne sont soumis en pratique à aucun contrôle politique de la part de
la Confédération Ils déterminent eux-mêmes leur organisation interne, notamment les
rapports avec les communes, et bénéficient d’une autonomie financière complète. Ils sont
aujourd’hui, avec plus de 40 % des dépenses publiques, mais aussi des ressources
fiscales 5, l’acteur public le plus puissant financièrement. Cette autonomie financière des
différents niveaux de pouvoir en Suisse prend cependant la forme d’un fédéralisme
budgétaire qui introduit une concurrence forte entre les cantons, mais aussi entre les
communes. Les attributions de la Confédération sont inscrites dans la constitution, de
manière que les cantons ont tous latitude de légiférer dans la plupart des domaines
d’action publique.

Autonomes dans leurs affaires internes, les cantons sont en revanche impliqués de
différentes façons dans le processus politique fédéral. A la différence de l’Allemagne, la
question du blocage du processus législatif par la chambre haute ne se pose pas en
Suisse 6. Sur le mo dèle américain, la chambre représentant les cantons (Conseil des
Etats) à Berne est élue par la population et n’est donc pas l’avocate des cantons en tant
qu’entités politiques et institutionnelles. En revanche, par des initiatives législatives (un seul
canton) ou des référendums (huit cantons), les entités fédérées peuvent intervenir
directement dans le processus fédéral. De manière à éviter les conflits institutionnels, la
Confédération a par ailleurs beaucoup développé au fil des années les procédures de
consultation des cantons au cours de la phase préparlementaire. Cette implication des
cantons -consultations formalisées, prises de position officielle des cantons, réponse
obligatoire de la Confédération, etc. -permet également de mieux convaincre ces derniers
de s’impliquer dans la mise en œuvre des politiques. Le fédéralisme suisse est en effet un
fédéralisme d’exécution assez radical, la Confédération disposant d’une administration très
réduite. Cette dernière dépend presque entièrement des cantons pour mettre en œuvre ses
politiques. Les cantons disposent en ce domaine d’une marge de manœuvre d’autant plus
importante que les obligations constitutionnelles de mise à disposition des cantons sont
particulièrement faibles. S’il n’est pas question en Suisse « d’homogénéité des conditions
de vie » comme c’est le cas en Allemagne, la Confédératior recherche dans différents
domaines à homogénéiser les performances politiques. Elle utilise pour cela les ressources
financières importantes qui sont les sien¬ nes. En Suisse comme en Allemagne, la
coopération verticale -entre Confédération et cantons -s’est progressivement étendue à
une coopération horizontale entre cantons, qui s’applique à des régions de Suisse (certains
cantons sont des entités territoriales très petites) ou, dans des domaines particuliers
(éducation, agriculture, santé, etc.), à l’ensemble du pays. Le plus souvent alors, les
cantons se coordonnent face à la Confédération ou encore pour éviter son intervention.

122
Olivier Giraud et Yoan Vilain
Une telle pratique se retrouve également en Allemagne dans le domaine de compétence
exclusive des Länder. L’asymétrie originelle du fédéralisme allemand, renforcée par les
importantes réformes constitutionnelles de 1 969, a contribué à ce que la compétence
législative des Parlements fédérés ait été considérablement réduite pour finalement se
limiter au domaine de compétence exclusive des Länder. Or, même dans ce domaine, la
mise en place d’un troisième niveau de coordination entre les Länder par le biais d’accords
interétatiques ou via l’institutionnalisation de conférences ministérielles, a eu pour
conséquence de conforter la centralisation des compétences au niveau fédéral.
Mais c’est avant tout dans le domaine de la législation concurrente que s’est concrétisée
unitarisation de l’Etat fédéral allemand. Même contrecarrée par la révision constitutionnelle
de 1 994 7 qui poussa la Cour constitutionnelle fédérale à strictement veiller que
l’intervention du législateur fédéral se fonde sur une véritable « nécessité d’équivalence
des conditions de vie sur le territoire fédéral » et non plus sur un simple « besoin
l’homogénéité de conditions de vie au-delà des limites d’un Land » (art. 72), la majo¬ rité
des matières relevant de ce titre de compétence faisait l’objet d’une législation fédérale, les

Länder acceptant de voir réduire les prérogatives législatives des Parlements fédérés afin
que soient assumées par le Bund les charges découlant des missions de l’Etat social. La
différence avec le fédéralisme suisse est à cet égard tout à fait frappante. Parallèlement,
cette tendance de l’État fédéral à se saisir de la compétence législative jusque dans ses
moindres détails, notamment s’agissant des modalités d’exécution des lois fédérales, a été
contrebalancée par l’accroissement corrélatif de la compétence d’approbation du
Bundesrat, mouvement participant également à la centralisation des compétences au
niveau fédéral, à la réduction des prérogatives des Parlements fédérés et à la montée en
puissance des gouvernements des Etats fédérés. A la différence du Conseil des Etats de la
Confédération helvétique, le Bundesrat est en effet composé de représentants des
gouvernements des Etats fédérés, leur nombre variant en fonction des Länder,
contrairement au principe de représentation égalitaire des cantons valant en Suisse. De
plus, deux caractéristiques singularisent le Bundesrat au regard des autres chambres
hautes en Europe et plus particulièrement du système institutionnel suisse : le caractère
impératif du mandat des membres du Bundesrat et le fait que le vote d’un Land ne peut
être que global et monolithique (art. 51 LF). La participation des Länder à l’activité
législative s’exprime donc essentiellement par la voix des représentants des
gouvernements des Etats fédérés au Bundesrat et à l’occasion du vote des lois
d’approbation plus qu’à travers l’initiative législative directe. Le poids politique qu’il leur est
ainsi reconnu est tout à fait significatif puisque en moyenne, plus de la moitié de l’activité
législative fédérale requiert L’approbation du Bundesrat, ce qui alloue au Bundesrat une
véritable capacité de blocage du processus décisionnel et force à la coopération voire au
compromis. Cette implication des Länder dans le processus législatif permet au final une
meilleure mise en œuvre des lois votées. Même si l’autonomie des cantons demeure sur
ce point sensiblement plus importante, fédéralismes suisse et allemand partagent la même
qualité puisque le fédéralisme allemand est également un fédéralisme exécutif,
l’administration des Länder assurant l’exécution de la quasi-totalité des lois fédérales.
Enfin, la coopération entre les niveaux fédéraux et fédérés se manifeste de façon tout à fait
remarquable en matière budgétaire, d’autant que c’est assurément dans ce domaine que la
différence entre les fédéralismes suisse et allemands est la plus écla¬ tante. D’un système
initialement fondé sur le principe de séparation des ressources, les règles organisant le
fédéralisme budgétaire allemand ont profondément été remaniées à la fin des années 60
afin de répondre aux besoins accrus en matière de création d’infrastructures collectives et
donc de coopération. Qu’il s’agisse de la mise en place des

Réformes du fédéralisme en Allemagne et en Suisse
123

tâches communes, des financements mixtes ou des impôts communs qui par exemple
représentent plus des ? des ressources fiscales totales du Bund et des Länder 8, ce
système de coopération concourra à fortement accélérer la dynamique centralisatrice.
Consolidée par les mécanismes de péréquations financières verticaux (entre Bund et
Länder) ou horizontaux (entre Länder) qui n’ont nulle part d’équivalent en portée et en
densité 9 , cette imbrication entre le niveau fédéral et le niveau des entités fédérées
distingue nettement le système suisse du système allemand, puisqu’en Allemagne, la
politique fiscale est arrêtée pour les principaux impôts au niveau fédéral. L’autonomie
fiscale des Länder est donc incomparablement réduite vis-à-vis de celle des cantons.
Clivages et conflits dans le fédéralisme du nord et du sud du Rhin
Né sous l’étoile du libéralisme politique et économique et de l’imoératif de protec¬ tion des
minorités, le fédéralisme suisse est resté un fédéralisme décentralisé. Il n’a en effet guère
connu le mouvement de centralisation politique, administra’if et financier que la plupart des
systèmes fédéraux occidentaux ont entrepris suite à la crise des années 30 et après la
seconde Guerre mondiale. En Suisse, les forces anti-fédéralistes ou au moins
décentralisatrices sont restées dominantes dans l’arène du fédéralisme. Plusieurs raisons
expliquent le maintien de cet équilibre décentralisé. En premier lieu, à la diffé¬ rence de
l’Allemagne, le projet politique du fédéralisme suisse n’a jamais été un projet
d’uniformisation politique ou sociale. Il fut une alliance militaire, un projet de défense, une
union douanière, un projet d’intégration économique et s’est transformé en projet politique
autonome que très tardivement. L’arène politique fédérale est ainsi restée fai¬ ble dans la
République alpine. Le système partisan par exemple n’est pas intégré. Il n’est qu’une
collection de 26 systèmes partisans cantonaux. En dehors eu Parti Socialiste Suisse et de
l’Union Démocratique du Centre de Christoph Blocher (dans sa version zuri¬ choise) les
partis suisses sont aussi forts dans les cantons qu’ils sont désunis à Berne. Ainsi, le
clivage partisan n’est pas en Suisse un clivage oarticulièrement pertinent dans l’arène
fédérale. On peut cependant dire que les radicaux (protestants, bourgeois 10), les
socialistes et aujourd’hui les chrétiens-démocraties représentent les forces fédérales, alors
que les libéraux et l’UDC d’extrême droite sont des partis anti-fécéralistes. La seule
dimension de l’amène fédérale à s’être renforcée est celle de l’action publique. La
Confédération an me un débat politique fédéral considérable. Elle dispose de moyens
financiers suffisants pour faire avancer concrètement les dossiers qui lui tiennent à cœur.
Le système politique suisse est l’archétype de la démocratie de consensus ou de
négociation 1 1 . Le fait que les clivages importants (la religion, le bien-être économique,
les mentalités, etc ) ne se recoupent pas ou ne soient pas surdéterminés par le clivage de
la langue, comme c’est le cas en Belgique ou au Canada par exemple, permet à cette
démocratie de négociation de fonctionner sans tensions. La démocratie directe qui permet
toujours à la légitimité populaire de reprendre la main et cui force ainsi les élites politiques
à un travail constant de délibération, d’explication, de mobilisation du consentement, mais
parfois aussi de mobilisation de l’opposition, conNue beaucoup à éviter la crispation sur un
ou sur des clivages sociopolitiques surdétermination. La recherche du consensus
appartient également aux éléments distinctifs du système politique allemand. Qu’il s’agisse
du rôle de l’opposition au Bundestag qui se comprend comme une force de proposition et
non simplement de contestation afin que soit imposée « la volonté positive de réalisation
de l’opposition » 12 ou des nombreux mécanismes mis en place au Bundestag (vote à la
majorité qualifiée, résolutions consensuelles, commissions d’enquête…) ou entre les

assemblées parlementaires (commission de conciliation, commission de réforme commune
comme celles réunies pour réviser la Constitution et réformer l’organisation fédérale…)
pour que soit trouvé un compromis, l’Allemagne ne

124
Olivier Giraud et Yoan Vilain
distingue sur ce point pas fondamentalement de la Suisse. Comme le relève fort bien
Armel le Divellec, « le fédéralisme fait de l’Allemagne une démocratie de concordance
structurelle » remettant ainsi en cause le primat du gouvernement parlementaire.
Mais si en Suisse, cette recherche du consensus par la médiation et la négociation semble
constituer une valeur supérieure justifiant qu’elle figure au sein de la Constitution fédérale
(art. 44 al. 3), la question de l’incompatibilité entre fédéralisme et parlemen¬ tarisme a été
en revanche plus fortement thématisée en Allemagne 13, sans doute en raison de
l’importance du recours aux procédés de la démocratie directe en Suisse. Contrairement
au système des partis politiques en Suisse, le système partisan allemand s’est rapidement
structuré autour d’un nombre assez faible de partis politiques, passant d’un « système à
deux partis et demi » (SPD, CDU/CSU, FDP) à un système aujourd’hui à cinq partis (Verts
et die Linke). Or, cette homogénéisation politique calquée sur la cen¬ tralisation du
fédéralisme allemand, concourt à ce que la pression partisane s’amplifie au Bundesrat au
point que celui-ci a été à partir des années 70 instrumentalisé au profit de l’opposition au
Bundestag lorsque celle-ci était majoritaire au Bundesrat. Dès lors, le fédéralisme contribue
à ce que les stratégies politiques prévalent sur les choix démocratiques : en usant de sa
capacité à bloquer ou à ralentir le processus législatif au Bundesrat, l’opposition au
Bundestag est en mesure de forcer la majorité gouverne¬ mentale à des compromis.
Même si seules 72 lois sur les 6.541 votées entre 1949 et 2006 n’ont pu être adoptées en
raison du veto du Bundesrat, la crainte de l’immobi¬ lisme est grande, la prise de décision
est rendue « lente, inefficace et opaaue » 14, la dilution des responsabilités politiques se
mesurant au degré d’imbrication des compé¬ tences (Verpflechtungsfall) entre le Bund et
les Länder.
Finalement, les clivages qui structurent le débat politique et institutionnel en Suisse et en
Allemagne dans l’arène du fédéralisme tournent autour de deux éléments centraux du
fonctionnement même du fédéralisme. En premier lieu, la répartition des compétences
entre les niveaux de pouvoir et le niveau d’enchevêtrement des compétences constitue un
enjeu important de controverse. En second lieu, la question du fédéralisme budgétaire, de
la péréquation et de la solidarité financière entre les entités fédérées et l’État central
représente un autre enjeu majeur des réformes conduites en Suisse et en Allemagne.

Des orientations de réforme semblables en dépit de différences
politiques considérables
Si les conditions d’élaboration du compromis dans les systèmes fédéraux suisse et
allemand se différencient assez nettement l’un des l’autre, en revanche, les réformes
menées dans ces deux pays obéissent à des préoccupations similaires : améliorer
l’efficacité de l’action publique et désenchevêtrer au maximum l’imbrication des
compétences entre le niveau fédéral et le niveau fédéré afin de clarifier les responsabilités
respectives des acteurs politiques. L’analyse des débats dans ces deux pays nous
permettra d’apprécier alors en quoi les réformes entreprises tendent à rapprocher
fédéralismes suisse et allemand.
Une réforme en débats
Contrairement à la réforme du fédéralisme en Allemagne qui rythme la vie politique de la
RFA, la réforme du fédéralisme en Suisse est un enjeu relativement peu politisé. Les
débats sont techniques et leur dimension politique se limite à la construction de compromis
acceptables par tous. Sur le fond, le discours de simplification du fonctionnement du
fédéralisme et de renforcement de son efficience s’est imposé à tous, depuis le début des
années 90. Deux enjeux, néanmoins communs aux réformes du fédéralisme en

Réformes du fédéralisme en Allemagne et en Suisse
125
Suisse et en Allemagne, sont devenus emblématiques de cet objectif : le
désenchevêtrement du fonctionnement du fédéralisme et la refonte des modalités de la
péréquation financière. Depuis la Seconde Guerre mondiale, l’enchevêtrement politique
s’est beaucoup développé et a été associé dans le discours public de façon croissante à
une remise en cause de l’efficacité du système fédéral suisse. Le système des incitations
financières fédérales était à cet égard devenu emblématique de l’incohérence du système :
les cantons les plus riches recevaient des incitations plus importantes que les plus pauvres
et le recours aux subsides fédéraux était devenu presque un automatisme.
Le renforcement du discours libéral, commun à l’ensemble du monde occidental, a trouvé
en Suisse un terreau qui n’a rien d’une terre de mission. La rationalisation des dépenses
publiques a été associée au reflux de l’enchevêtrement. Le discours libéral était dans le
contexte suisse associé au discours anti-fédéraliste, aussi en raison du poids des positions
partisanes libérales et des progrès constants au cours de cette période de l’UDC
blocherienne, fondamentalement anti-fédéraliste. Le reflux de l’enchevêtrement,
dans la logique de la subsidiarité suisse, s’est alors transformé en un projet de
désenchevêtrement au profit des cantons. Cette position n’a pas donné lieu à de grandes
controverses publiques, en dehors du cas du handicap. Les associations de défense des
personnes handicapées redoutaient, surtout en Suisse alémanique et en dépit de l’ampleur

des financements transférés aux cantons, l’inefficacité et le désintérêt des cantons de
tradition fortement libérale pour l’ensemble du champ des politiques sociales. Si le
désenchevêtrement helvétique, au profit des cantons, n’a pas donné lieu à beaucoup
d’affrontements et a surtout été l’occasion d’un débat technique, la transformation des
règles de la péréquation financière a suscité un débat plus virulent. Ce débat a opposé les
cantons partisans d’un fédéralisme budgétaire qui tend vers une concurrence très forte
entre cantons, cela au motif de l’autonomie financière, fiscale et politique des cantons,
mais aussi de l’efficience budgétaire à laquelle inciterait cette politique et ses adversaires.
La concurrence fiscale entre les cantons est en effet fortement critiquée, aussi dans les
cantons de tradition plutôt conservatrice et libérale. Pour une part, la concurrence fiscale
pèse de façon structurelle sur la distribution des ressources entre cantons pauvres et
cantons riches. Dans la pratique cependant, le fédéralisme budgétaire occasionne souvent
une concentration des charges sur les cantons urbains qui cumulent les charges liées à
leur situation -équipement culturel, hospitalier, transports collectifs, aménagements divers,
etc. -et des cantons ruraux qui attirent les revenus les plus élevés en proposant des
allègements fiscaux substantiels. Le cas le plus célèbre de fédéralisme budgétaire est celui
au canton de Zurich et de son agglomération soumise à la concurrence fiscale sévère des
cantons de Zoug, ou du canton de Obwald. La ruinöser Wettbewerb, cette marche vers la
ruine des finances publiques qu’occasionne la concurrence fiscale entre cantons suisses a
été attaquée par une large coalition de partis -en dehors de I* ultra-libérale UDC zurichoise
-qui manifestait bien la résolution de la classe politique, soutenue largement en cela par la
population dans le cadre d’un débat moins technique que le précédent, d’en finir avec ces
pratiques.
En Allemagne, la question de l’enchevêtrement des compétences telle que définie par
Fritz. W Scharpf comme constituant un système générateur de « décisions inefficaces et
inadaptées qui est en même temps incapable de modifier les conditions institutionnelles de
sa logique décisionnelle » 15 s’est posée dès le milieu des années 70, mais n’a com¬
mencé à trouver de solution qu’à partir des années 90 et surtout de façon plus récente lors
de la réforme du fédéralisme entrée en vigueur en 2006. À cette critique s’est greffée
depuis les années 80 la revendication croissante des Läncer économiquement puissants
en faveur de plus d’autonomie et donc de plus de concurrence au sein du système fédéral
allemand. Néanmoins, suite à la réunification allemande, l’exigence

126
Olivier Giraud et Yoan Vilain
de solidarité avec les nouveaux Länder a prévalu sur ces revendications et a par exem¬
ple abouti à créer le fonds pour l’unité allemande ou à redéfinir le système de péréqua¬
tion financière afin qu’y soient intégrés les Länder de l’ancienne RDA. Cela rut chose faite à
partir de 1 995, les besoins en infrastructures publiques des Länder de l’Est étant dès lors
financés par la solidarité nationale et plus particulièrement les Länder puissants
(Bade-Wurtemberg, Hesse, Bavière, Rhénanie-du-Nord-Westphalie et Hambourg). Signe
des conflits d’intérêts entre Länder, chaque nouvelle loi de péréquation a lait l’objet d’un
recours devant la Cour constitutionnelle 16. Mais la question de la réparti¬ tion des
charges et des ressources financières n’est pas la seule à avoir fait l’objet de décision de la

Cour constitutionnelle fédérale, sa jurisprudence en matière de réparti¬ tion des
compétences ayant joué un rôle tout à fait décisif dans la récente réforme du système
fédéral. En effet, la révision de 1 994 avait pour objet, comme cela a précédem¬ ment été
mentionné, de plus strictement limiter la compétence du Bund à intervenir dans le domaine
des compétences concurrentes et surtout de permettre à la Cour constitution¬ nelle
fédérale de plus fortement contrôler le respect des conditions posées à une inter¬ vention
du législateur fédéral. Certains Länder se saisirent donc de cette possibilité en contestant
la constitutionnalité de plusieurs lois fédérales au motif que ces lois n’étaient pas
nécessaires pour assurer notamment l’équivalence des conditions de vie sur le ter¬ ritoire
fédéral. Mais c’est surtout à l’occasion de deux affaires relatives à l’intervention du Bund
dans le domaine de l’enseignement supérieur et dans le cadre desquelles la Cour
constitutionnelle a jugé inconstitutionnelles les lois-cadres prises par le législateur fédéral
17, que s’est révélée la portée nouvelle et l’importance déterminante du rôle de la Cour
constitutionnelle dans l’organisation fédérale allemande. Le débat en Allemagne ont donc
également été un débat juridique et contentieux au sein duquel la Cour constitutionnelle de
Karlsruhe a joué un rôle de premier rang, élément gui distingue de façon tout à fait radicale
le système fédéral suisse du système fédéral allemand.
Ces deux décisions ont sonné comme autant de victoires pour les Länder réclamant que
soit garantie leur autonomie et renforcée la concurrence fédérale. En effet, l’affrontement
autour de la compétence scolaire et universitaire avait été l’une des causes de l’échec en
décembre 2004 de la « Commission du Bundestag et du Bundesrat sur la modernisation de
l’ordre fédéral » (KomBO). Suites aux élections législatives anticipées de 2005 dont le motif
était d’ailleurs, de façon exagérée, l’impossibilité pour le gouvernement rouge-vert de
Gerhard Schröder de poursuivre son programme politique suite à la défaite aux élections
régionales en Rhénanie-du-Nord-Westphalie et de la politique de blocage de l’opposition
gouvernementale chrétienne-démocrate majoritaire au Bundesrat, le SPD et la CDU/CSU
entamèrent des négociations en vue d’un accord sur la réforme du système fédéral. Cet
accord conclu, le contrat de grande coalition fut adopté quelques jours plus tard, signe que
la réforme du fédéralisme constituait bien l’une des priorités majeures de l’agenda politique
de la grande coalition.
Objectifs et résultats des réformes engagées
La procédure de réforme du fédéralisme suisse a fait l’objet de critiques importantes en
raison de sa lenteur. Cependant, cette réforme a été définitivement acceptée en votation
populaire le 28 novembre 2004 à une majorité de plus de 64 % de la population et dans la
quasi-totalité des cantons, à l’exception de Schwyz, Nidwald et Zoug (refus à près de 84 %
!), c’est-à-dire dans les cantons qui ont fait du fédéralisme fiscal le bréviaire de leur
politique des finances publiques. La lenteur du processus de réforme est ainsi parvenue à
construire un consensus suffisamment mobilisateur pour éviter les multiples points de veto
que comprend le système helvétique. La grande réforme du fédéralisme suisse entérinée
en 2004 s’assigne ainsi deux objectifs principaux, mis en

Réformes du fédéralisme en Allemagne et en Suisse

127
œuvre par cinq mesures. Le premier de ces objectifs consiste à réduire les disparités
financières entre les cantons qui s’étaient accrues de façon constante au cours des der¬
nières décennies. En premier lieu, cet objectif est servi par une péréquation des ressour¬
ces financières à disposition des cantons. Le système précédent était basé sur une
péréquation des dépenses. Ce système était beaucoup critiqué -en Suisse comme en
Allemagne d’ailleurs -car il était souvent interprété comme une incitation aux dépen¬ ses,
notamment pour les cantons les plus faibles, qui savaient que leurs charges seraient
compensées par les cantons les plus riches ou via l’intervention de le Confédération.
Cependant, comme les subventions fédérales n’étaient que des compléments financiers,
seuls les cantons les plus riches étaient susceptibles de lancer des prog-ammes coûteux
qui donnaient ainsi lieu à des appuis financiers également très élevés de la part de la
Confédération. En centrant le calcul sur les ressources fiscales, la nouvelle péréquation
financière fixe un seuil de ressources fiscales par habitant pour l’ensemble des cantons du
pays en deçà duquel la solidarité des cantons et de la Confédération doit s’appli¬ quer. Cet
instrument a été dans le débat public le moyen de concilier discours de la soli¬ darité et
discours de la compétition qui fait partie du bréviaire essentiel du discours public en
Suisse. Cette péréquation des ressources est accompagnée d’une compensa¬ tion des
charges spécifiques que peuvent connaître les différents cantons du pays. Ces charges
sont de deux natures. Soit elles sont liées à une situation géographique défa¬ vorable, les
zones de montagne dans le contexte suisse, soit elles correspondent aux charges
entraînées par la concentration de personnes en situation de pauvreté qui nécessitent des
dépenses sociales ou de formation particulières.
Le second objectif principal de la réforme du fédéralisme suisse a consisté à
désenchevêtrer les compétences entre cantons et Confédération, notamment de manière à
ce que les décideurs soient également les payeurs 18. 40 % des tâches communes ont été
réparties de façon nouvelle, onze sont attribuées aux cantons 19 et sept à la Confédération
20. Dans les tâches communes également, le principe du désenchevêtrer¬ ment est
fortement encouragé. Dans l’ordre financier, la Confédération continuera à financer un
nombre conséquent de tâches -16 au total -dont la mise en œuvre interviendra dans les
cantons, mais cela, de façon plus conditionnelle, notamment en signant des contrats
d’objectifs avec les cantons. Dernière mesure parmi l’ensemble de celles acceptées en
novembre 2004, les instruments -accords-cadres par exemple -destinés à favoriser la
collaboration intercantonale ont pour but d’éviter les redondances en équipements,
notamment dans les zones où les découpages territoriaux fabriquent de toutes petites
unités politiques et administratives.
« Mère des réformes », la modernisation du fédéralisme allemand vise, à l’instar de l’effort
de rationalisation des compétences poursuivi en Suisse, dans un premier temps à clarifier
les responsabilités respectives du Bund et des Länder afin de réduire l’imbrication des
compétences, de garantir l’efficacité de l’action de la majorité gouvernementale et de
consolider l’autonomie des Länder. La réforme entrée en vigueur le 1er septembre 2006
met donc fin à la législation-cadre (art. 75), réduit les tâches communes (art. 91 c) et les
financements mixtes (art. 91 b) sans pour autant pouvoir les supprimer totalement en
raison de la différence de différences structurelles considérables entre les Etats fédérés.
Dans le même sens, les matières relevant des compétences législatives exclusives du
Bund et des Länder ont été redéfinies, les attributions des Parlements fédérés ayant par

exemple été sensiblement renforcées dans le domaine de l’enseignement supérieur ou de
la fonction publique afin de pouvoir accroître la concurrence entre les Etats fédérés.
Aspect le plus innovant de la réforme, la question des droits de participation du Bundesrat
et donc des pouvoirs de blocage des Länder dans le processus législatif a été

128
Olivier Giraud et Yoan Vilain
réglée en offrant la possibilité aux Länder de déroger aux directives contenues dans la loi
fédérale et portant sur les modalités de mise en œuvre de ladite loi, sauf dans l’hypothèse
où la loi fédérale exclut expressément une telle dérogation, auquel cas, l’approbation du
Bundesrat est logiquement requise (art. 84). Dans le même esprit, les Länder disposent
désormais de la possibilité de déroger au droit fédéral dans six matières relevant du
domaine des compétences concurrentes 21 (art. 72 III). En contrepartie, le Bund a obtenu
que dans la majorité des matières relevant de ce domaine, l’adoption d’une loi fédérale soit
présumée répondre à la condition de nécessité et puisse en conséquence échapper à tout
contrôle.
Bund et Länder gagnent ainsi en autonomie au détriment du système de répartition des
compétences qui lui perd gravement en cohérence. En effet, certaines matières présumées
nécessiter l’intervention du législateur fédéral peuvent dans le même temps faire l’objet
d’une dérogation dans certains Länder. Entre nécessité présumée de façon absolue et
incontestable et possibilité de déroger, il eut fallu choisir et rationaliser davantage les
compétences concernées. De plus, au risque de blocage au Bundesrat succède celui que
s’engage une partie de ping-pong législatif entre la Fédération et certains Länder dirigés
par l’opposition parlementaire. De ce point de vue, le gain est faible et l’échec est patent 22
.
Au nord comme au sud du Rhin, le processus de réforme du fédéralisme est continu. En
Suisse, les observateurs remarquent que certaines des faiblesses endémiques du système
n’ont pas disparu. Certains des cantons suisses n’ont pas la taille requise pour former des
unités politiques dotées d’autant de pouvoir et de ressources : parfois à peine quelques
dizaines de kilomètres carrés et quelques dizaines de milliers d’habitants. Regrouper ces
entités représenterait à tout coup une façon de responsabilisation des cantons. Les
réformes récentes n’ont d’ailleurs pas pris en compte le fait que les agglomérations sont
aujourd’hui des unités économiques de grande importance et qui sont souvent traversées
par des frontières cantonales : celle située le long de l’arc lémanique entre Genève à
Lausanne en est un exemple parlant. Enfin, le fédéralisme suisse a gravé dans le marbre
des clivages linguistiques, politiques, religieux, culturels, directement hérités des Temps
Modernes, mais qui ne correspondent pas forcément aux nouvelles tensions économiques,
sociales, ethniques, politiques ou autres qui traversent le pays.
● En Allemagne, l’absence de toute réflexion approfondie sur le redécoupage du
territoire allemand constitue également l’un des grandes faiblesses des réformes

entreprises, même si de rares voix 23 appellent à mettre en œuvre une recomposition
territoriale que la Constitution fédérale prévoit expressément (art. 29). Au lieu de cela,
les initiateurs de la réforme ont préféré mettre l’accent sur la clarification des
compétences, sans pour autant atteindre un résultat satisfaisant 24. Dès lors, dans
quel sens s’oriente le processus de modernisation du système fédéral engagé en
Allemagne ? Incontestablement, la première étape a posé les bases d’un fédéralisme
plus concurrentiel. Sur ce point, le rapprochement avec la Suisse est manifeste dans
la mesure où les Länder ont dorénavant des possibilités de déroger au droit fédéral
dont ils ne disposaient nullement auparavant. Dans le même temps, ces innovations
illustrent l’une des incohérences les plus notables de la réforme adoptée et témoignent
de l’incapacité des acteurs à cesser de défendre leurs intérêts particuliers pour
construire un compromis durable. Dans ce contexte, qu’attendre de la deuxième étape
de la réforme du fédéralisme allemand dont l’objet concerne la redéfinition des
relations financières du Bund et des Länder ? On peut déjà relever la lenteur avec
laquelle sont conduits ces travaux qui avaient déjà été entamés dans le cadre de la
première commission de modernisation mise en place en octobre 2003 par le
Bundesrat et le Bundestag, les chances d’aboutir à un compromis

Réformes du fédéralisme en Allemagne et en Suisse
129
en 2008 s’amenuisant au fur et à mesure qu’approche la perspective des élections au
Bundestag. Or, cette deuxième étape sera déterminante pour l’avenir du fédéralisme
allemand. Il est donc à ce stade encore prématuré de conclure à l’avènement d’un
fédéralisme concurrentiel en Allemagne même si les bases en sont posées.
En définitive, il apparaît assez clairement que les différences structurelles entre les
systèmes politiques suisse et allemand et a fortiori la pratique constitutionnelle ont modelé
jusqu’à présent l’organisation fédérale de ces deux Etats dans des sens divergents. Les
réformes assez consensuelles longuement mûries en Suisse sont avant tout de portée
technique. Elles visent à revitaliser la compétition au sein du système fédéral, tout en
affirmant et mettant en pratique une norme de solidarité fédérale et à clarifier b répartition
des compétences. La machine institutionnelle fédérale et les principaux partis membres de
la large coalition de consensus au gouvernement ont permis le bouclage du compromis
helvétique. Les seuls perdants de la réforme sont les cantons qui pratiquent le fédéralisme
budgétaire à outrance et qui devront se montrer plus solidaires à l’avenir. A la différence du
fédéralisme suisse, le rôle des partis politiques fédéraux et l’influence de la jurisprudence
de la Cour constitutionnelle fédérale sont deux paramètres déterminants dans le
fonctionnement du fédéralisme allemand. Par ailleurs, cette revendication pour plus
d’autonomie prend corps dans un contexte allemand marqué par le poids de
l’européanisation des politiques publiques, absente en tant que contrainte formelle du
contexte suisse. En effet, de nombreuses compétences exercées ou détenues par les
Länder sont en partie ou en totalité déterminées à l’échelon européen. Il a donc fallu
adapter le système fédéral allemand à cette révolution des conditions de la répartition des
compétences (art. 24), ce qui n’est pas le cas dans le système suisse. Pour autant, les
Länder allemands ont très tôt tâché de faire inscrire dans les textes européens le principe

de subsidiarité afin de conserver leurs prérogatives. D’autre part, ce réveil des Länder
s’inscrit plus globalement dans un mouvement de décentralisation et de désengagement
de l’Etat central au profit des entités infranationales qui tend à faire reconnaître l’échelon
local comme l’échelon de principe de l’action publique 25.
Notes
1 . Braun, Dietmar, Dezentraler und unitarischer Föderalismus. Die Schweiz und
Deutschland im Vergleich. Revue Suisse de Science Politique. 2003. N°l, Vol. 9, pp. 57-89.
2. Passeron Jean-Claude, Histoire et sociologie -Identité sociale et identité logique d’une
discipline. Le raisonnement sociologique -L’espace non-poppérien du raisonnement
naturel, 1991. Paris : Nathan, pp. 57-88.
3. Le Divellec Armel, Le gouvernement parlementaire en Allemagne, p. 490. LGDJ : Paris,
4. Sur ce dernier peint, voir ibid. p. 490.
5. En 2006 en effet, les cantons représentent 41 .8 % de la dépense publique pour 31.3 %
pour la Confédération et 26.9% pour les communes (source : Office Fédéral de la
Statistique : http ://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/the-men/1 8/01 /key/02.html).
6. Sturm Roland, Zur Reform des Bundesrates, Aus Politik und Zeitgeschichte, 2003, p. 26.
7. Marcou Gérard, L’évolution récente du fédéralisme allemand sous l’influence de
l’intégration européenne et de l’unification, Revue française de droit public, 1995, pp.
883-919.
8. Feld Lars, Fiskalischer Föderalismus in der Schweiz -Vorbild für die Reform der
deutschen Finanzverfassung ?, Konrad-Adenauer-Stiftung : Berlin. 2004. p. 23
9. Hein Werner, Art. 107 GG in Dreier Horst, Grundgesetz-Kommentar, 2e éd., Mohr
Siebeck : Tübingen. 2006, pp. 807-809.
10. Le terme bourgeois évoque les partis conservateurs en Suisse.
11. Lijphart, Arend (1999), Patterns of democracy : government forms and performance in
thirty-six countries. New Haven : Yale University Press.
1 2. Propos tenus par Kurt Schumacher au Bundestag en septembre 1 949, suite à la
défaite du SPD aux élections législatives. Cité dans Le Divellec Armel, p. 460.
1. 3. Lehmbruch Gerhard, Parteienwettbewerb im Bundesstaat Regelsysteme und
Spannungslagen im Institutionengefüge der Bundesrepublik Deutschland, 3. Éd.,
Westdeutscher Verlag : Opladen, 2000.

1 4. Ute Wachendorfer-Schmidt, «Aspects politiques de la réforme du fédéralisme. Le cas
allemand », in Gérard Marcou / Hellmut Wollmann (s. la dir), Annuaire 2004 des
collectivités locales, CNRS Editions : Paris, 200�, p. 263.
15. Scharpf Fritz W., Die Politikverflechtungsfalle : europäische Integration und deutscher
Föderalismus im Vergleich, Politische Vierteljahresschrift 26, 1 985, p. 349.

130
Olivier Giraud et Yoan Vilain
1 6. Décisions de la Cour constitutionnelle fédérale du 24 juin 1 986 (LFA 1 ) , du 27 mai 1
992 (LFA 2) et du 11 novembre 1999 (LFA 3).
17. Décisions de la Cour constitutionnelle fédérale du 27 juillet 2004 (Junior Professeur) et
du 26 janvier 2005 (Studiengebühren).
1 8. Braun, Dietmar (2006). Modernising Federalism. Towards Convergence in the
Organisation of Intergouvernemental Relations ? Travaux de Science Politique, Université
de Lausanne. N° 26.
1. La réinsertion des invalides, les écoles spécialisées à destination des personnes
handicapées, les politiques de soutien aux associations régionales de personnes
handicapées -notamment dans le cadre des soins à domicile -ainsi que des tâches
spécifiques dans le domaine des transports ou encore des aides à la formation.
20. Les prestations individuelles au titre de l’assurance vieillesse et de l’assurance
invalidité, le soutien aux organismes nationaux aux personnes handicapées, les routes
nationales et le matériel militaire.
21 . Il s’agit des domaines suivants : chasse (sauf le droit des permis de chasse) ;
protection de la nature et conservation des sites (saunes principes généraux du droit de la
protection de (a nature, le droit de la protection des espèces ou celui des espaces naturels
marins) ; répartition des terres ; aménagement du territoire ; régime des eaux (sauf les
règles relatives aux substances et aux installations) ; admission aux établissements
d’enseignement supérieur et diplômes terminaux d’enseignement supérieur.
22. Dans le même sens, Stefan Oeter, «Neustrukturierung der konkurrierenden
Gesetzgebungskompetenz, Veränderung der Gesetzgebungskompetenz des Bundes », in
Christian Starck (die.), Föderalismusreform, Beck, Munich, 2007, n°33.
23. Henning Voscherau, «Die Zahl Acht », Cicero, septembre 2006, p. 43.

24. Scharpf Fritz, Nicht genutzte Chancen der Föderalismusreform, MPIfG Working Paper
06/2 http :// www.mpifg.de/ pu/ workpap/ wp06-2/ wp06-2. html
25. Voir à ce sujet : Transferts territoriaux de compétences en Europe, Revue Française d’
Administration Publique n° 121-122, ENA : Paris, 2007.

 

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CONGO, QUEL ÉTAT POUR DEMAIN :ÉTAT UNITAIRE DÉCENTRALISE OU ÉTAT FÉDÉRAL.

L a vérité nous libère de l’illusion ! La vérité ruine souvent nos illusions, mais nous ouvre toujours les yeux pour qui veut voir .

En , revanche l’être humain croit que la vérité est parfaite pour les mathématiques, la chimie, la philosophie, mais pas pour la vie .

Dans la vie , l’illusion,l’imagination, le désir , l’espoir comptent plus.

Le vraie politique , c’est celui qui sait garder son idéal tout en perdant ses illusions.

Au delà de l’illusion , il ya la vérité absolue, que nos pensées sont créatrices de ce que l’on souhaite pour nous -mêmes .

Si nous prenons conscience que la clé de notre bonheur est entre nos mains , tout ce qui nous entoure est le reflet de ce que nous sommes.

Le devenir du Congo et la paix au Congo se concrétisera quand Sassou-Nguesso, sera en accord avec lui-même , pour qu’il prenne la place qui lui est dû.

Au regard des soubresauts politiques permanents , une prospective pour une nouvelle configuration nationale et un nouvel état s’impose comme l’aborde le professeur Jean Pierre Banzouzi dans son livre intitulé « économie politique des ressources halieutiques fluviales en milieu kongo »

Terroirs et états au Congo (Brazzaville).

Un homme qui prend le temps de réfléchir et d’apprendre construit un avenir que personne ne pourra lui enlever.

Réfléchissons maintenant sur le choix du Congo ,que nous voulons demain ; entre un état unitaire décentralisé dont le pouvoir émane de l’état qui délègue aux régions et qui peut le reprendre à tout moment ;

Dans la fédération, ce pouvoir est prévu par la constitution.

Plusieurs états modernes ont fait le choix de la fédération pour résorber les conflits identitaires.

La Belgique, la suisse, l’Allemagne, le Canada, en sont des exemples.

L’ ocj par ma personne invite l’élite congolaise à réfléchir sur la refondation de l’État postcolonial du Congo en mal – développement.

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LA REFONDATION DE LA NATION CONGOLAISE EST-ELLE POSSIBLE ?

Soixante six ans après l’accession à la souveraineté et le choix d un état unitaire bien établi sur une nation non constituée .pose la problématique de la refondation de la nation congolaise au regard du diktat militaire que subit le peuple , et la recherche d’un homme divin pour le respect des institutions.imposent le procès de l’état unitaire et du centralisme.

Est ce que l’élite congolaise peut réfléchir sur la refondation d’une nation mis à mal par des sempiternels conflits en dépit de l’unité nationale prononcer partout.

La société congolaise doit être considérer avec d’autres polyèdre.

La réalité démontre que le Congo ne s’est jamais engagé dans une dynamique de la construction d’ un État -Nation pour des raisons précitées .

L’acharnement , l’entêtement dans l imitation d’un modèle néocoloniale a déjà faits ses preuves et ses dégâts collatéraux et nous a conduit dans bourbier , qui ne peu que administré

Soit par la discipline militaire autour des escrocs politiques muent part une révolution postiche à l’instar de celle des 13-14-15 Août qui fut une véritable escroquerie politique. Qui finissent brutalement au profit de la rationalité tribale conduisant à des luttes de leadership comme les bagarres intestines des écuries au pouvoir.

Pire encore d’une organisation des adeptes, adhérents, , ami, supporter ect…ayant fait main basse sur l’état par le truchement des bourrages des urnes le seul moyen de conservation de pouvoir.

L’état unitaire au Congo est au service d’un clan et source de violence, ne valorise point les terroirs.

Il est temps que la question de la refondation de la nation congolaise soit l’exclusivité de tous les congolais afin de pouvoir choisir entre un ÉTAT UNITAIRE/NATION NON CONSTITUE ;

ÉTAT UNITAIRE/NATION CONSTITUE ;

ÉTAT UNITAIRE FÉDÉRAL/ NATION NON CONSTITUE.

Le salut du Congo réside dans l’autodétermination du modèle de son état nation.et non dans l’attente d’une personnalité providentielle .

Partager :

ÉLECTION présidentielle 2026: NATIONALISME ET CORRUPTION.

L’action de propulser l’histoire humaine est la cause des caractéristiques des individus ou des groupes qui affectent la pensée ou le comportement dans des contextes sociaux et influencent les résultats .

Les attitudes en sont un exemple.

facteur social, c’est à dire le facteur national.

L e lien social qui assure la cohésion de chaque groupe humain de la famille, la tribu et à la nation , est le fondement même de la dynamique de l’histoire.

Au Congo, la destruction du nationalisme découle de la méconnaissance d’un esprit volontariste et de défit historique ,de l’histoire de la naissance de notre pays, autrement dit du mythe fondateur du pays.

La méconnaissance des héros et êtres tels que : Mabiala ma Nganga, Ma Ngunga , Matsoua et bien d’autres…

a faciliter et donner libre cours à la corruption pour créer un nouveau homo congolugus corruptible par des escrocs politiques ,au pouvoir depuis la révolution des 13,14,et 15 Août 1963 ,

entre autres pour des divisions et subdivisions tribales ,Car la relation nationale s’identifie à la relation sociale.

En ,conséquence le Congo, traverse actuellement un des cycles normaux de son histoire.

Le triomphe de la corruption sur le nationalisme est le résultat de la dissolution du nationalisme ayant pour cause la falsification , de l’histoire politique depuis l’avènement du P C T au pouvoir .

Oko montre la mer à Taty.

En, reléguant les figures emblématiques des héros du nationalisme congolais au balalisme, autremendit les Bula managa, Ngounzistes et matsouanistes .

Oubliant que le facteur national ou lien social agit automatiquement dans le sens de la survie d’une nation ,à l’instar de la newtonianisme qui maintien la masse d’un corps autour d’un fondement .

Comment pouvons nous expliquer à la face du monde que le Congo est un pays démocratique selon le narratif de nos gouvernants ?

Comment peut expliquer que le président de la continuité Denis Sassou -Nguesso ,a pointé du doigt le vol , la corruption , la gabegie , le népotisme , l’accaparation des ressources naturelles, pendant sa campagne présidentielle au vu et au su de ses amis de la communauté internationale ainsi que des lobby .

Chers compatriotes, amis du Congo.

L’O CJ va maintenant vous édifier sur les nouvelles méthodes des fraudes électorales des démocrates du PCT, comparable aux bourrages  des urnes.

Les démocrates du PCT ,afin de se maintenir mordicus au pouvoir ont crée les  PMU – cogélo électoraux, dont le modus opérandi est le suivant ; se photographier pendant les meetings, avec un tee shirt de la vague bleue du coordonnateur Okombi Tsalissan , et de son ami Diaf lekweta, dont on a vu en extase devant les effigies du président du PCT, et principal financier des PMU  Cogélo électoraux. Ce fin destructeur du Congo ,au service du néocolonialisme exotique ,ou carrément du candidat DSN .et, ensuite envoyer un message à un numéro spécial du coordonnateur financier ,de chaque groupement de la majorité présidentielle, afin de récupérer son bakchich.

 Cette innovation des mic- macs et  tripatouillages   politique en démocratie  a été élargie, jusqu’à l ‘obtention des cartes d’identités pour le vote .

L a corruption décriée par le président Denis Sassou-Nguesso , pendant sa campagne illustre bien la perfidie de son discours de campagne .

De qui se moque t-il ?

Le discours de  la campagne présidentielle de Denis Sassou-Nguesso,  a été une version revisitée de l ‘évangile du roi Léopold III de Belgique,  pour la colonisation du congo kinsasha ,et  du discours du général De Gaulle  en Guinée Konakry.

En votant pour le « NON » au référendum de De Gaulle, le 28 septembre 1958, la Guinée devient de facto le premier pays d’Afrique francophone à accéder à l’indépendance.

Sékou Touré. l’ennemi N° 1 de la France

 

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L’ABBÉ FULBERT YOULOU UN VRAI FAUX PROPHÈTE:L’HOMME QUI N’AVAIT PAS VU PLUS LOIN QUE LE BOUT DE SON NEZ.

 

La réélection de Sassou- Nguesso fait couler beaucoup d’encre et de salive pour rien.

Moi, Armand Mandziono et bien d’autres avions demandé la non participation à la théâtralisation , de ce qui n’est que une formalité institutionnelle , pour plaire à la communauté internationale dont d’ailleurs, on ne connaît point d’adresse hormis les chancelleries se trouvant au Congo .

la diaspora qui aujourd’hui croit que l’abstention due à la résignation du peuple est une victoire …

Chers compatriotes , cette abstention est- elle réellement une victoire politique ?

Pitié !

En, réalité pour que l’abstention soit transformée en victoire politique ,elle devrait impérativement passé par une refondation de notre nation.

Et ,impérieusement découlée d’une union cruciale d’une vraie convergence politique, diplomatique , stratégique entre l’opposition interne et la diaspora militante.

Alors ,d’où vient l’euphorie des cerveaux capitonnés de la diaspora, incapables de se mobiliser et de se rassembler pour notre bien commun le Congo .

Sassou-Nguesso a bel bien gagné ses élections face a une opposition incapable à se mobiliser ,à rassembler le peuple et une diaspora qui tourne en rond sans aucune notion politique, ni patriotique .

L’abstention du peuple plébiscitée par la diaspora est un rejet de toute la classe politique confondue, majorité présidentielle, opposition interne et diaspora militante .

Ne pas le comprendre c ‘est souffrir d’une amnésie politique ,ou faire preuve de manipulation politique.

Félicitation , Monsieur le président Sassou-Nguesso c ‘est un grand honneur de vous adresser mes félicitations pour votre réélection à cette énième mascarade électorale aux urnes bourrées comme d’habitude .

Accompagné des coupure d électricité comme d’habitude.

Permettez, monsieur le président que Je n’oublie pas aussi l’internet et d’autres moyens de communications, mettant mêmes en danger la vie des congolais dans nos hôpitaux transformés en mouroir ,sous votre règne comme d’habitude.

C ‘est un témoignage de la confiance que le congolais ont en vous et votre vision noire pour le pays comme d’habitude .

Revenons, à l’Abbé fulbert youlou et ses soit disant prophéties maléfiques .

,Cet homme à qui on attribue tout et rien: prophéte, fils de Matsoua, la force de la quee du caïman , l homme qui a vaincu les chutes de la loufoulakari ,alors qu’il n y‘a rien de mystique en dessous à part la noirceur impressionnante des roches glissantes et le bruit assourdissant des fracas de la chute d’eau sur les pierres, pour votre gouverne la stratégie des chutes de la loufoulakari était une stratégies des services des renseignements français pour mystifier la descendance ,et assoieer le pouvoir politique de l’abbé youlou un coup bien préparé et bien réussi..

Pourquoi je dis donc youlou n’a jamais été un prohépete.

C’est tout simplement partons des deux postulat suivants de son exercice politique .

A partir du 21 Novembre 1959 lors des élections législatives suite à des événements dramatiques l abbé Fulbert Youlou Fut élu premier ministre de la jeune république naissante du congo , battant Jean Félix tchichaya premier et unique congolais élu à l’assemblée française dés 1946 , suite aux incidents ayant émaillé ces élections législatives .

L’abbé fulbert youlou proposera de voter le premier ’acte constitutionnel durant cette nuit des événements aux députés de l’UDDIA restant dans la salle ce qui fut fait , pendant que les députés des autres partis politiques avaient claqué la porte avant de terminer la session parlementaire, le considérant mal élu face a Félix tchichaya , ce natif de Pointe noire.

C’est à ce moment que l’abbé fulbert Youlou décidera de déplacer la capitale politique du Congo , qui se trouvait à pointe noire le poumon économique du pays jusqu’à nos jours à Brazzaville , par un simple caprice dont les contours ne sont connus que par les dépositaires de l’UDDIA et leurs descendants.

La déception du MSA de jacques Opango , PPC Félix TCHYCHAYA t d’obédience socialiste et communiste. .

l’Abbé fulbert youlou , venait donc de commettre son premier péché politique autrement dit avait touché le rubicond..en tournant le dos à l’or noir qui fait les beaux Jours de Sassou nguesso et son clan à la tête du Congo , qui est sur la voie de devenir un empire.

Au firmament de son règne l’abbé fulbert youlou se confronte a une grogne populaire dont les syndicalistes étaient les figures de proues incités par les perdant de Pointe noire , qu’il narguera ,quand ces derniers l’attendait à la gare de CFCO (place de la paix) pour échanger sur la crise qui prenait de l’ampleur .

l’Abbé fulbert youlou, avait préférer ne pas s’y rendre .

Son arrogance déclencha le gourou des syndicats et du peuple et cela précipitera sa chute .agrémenté des faux slogans Youlou a tout volé . Malgré tout cela l abbé fulbert Youlou epargat le peuple congolais d’un bain de sang en signant sa démission à la difference de Sassou-Nguesso qui préfère sacrifier le peuple congolais en commettant des crimes de sang et économiques pour mourir au pouvoir.

Alors dite moi en quoi était il devenu un prophète au regard de son parcours et ses deux erreurs monumentales précitées.

L’ABBE Youlou n’était pas un politique aguérit , sinon le Congo ne tomberait pas dans les mains des ignobles escrocs politiques et destructeurs, qui avaient récupéré la deuxième révolution congolaise des 13,14et 15 Août 1963.

C’est pour cela que l’O CJ par ma personne propose une refondation totale de la nation congolaise .

A l’image des régions en Allemagne, la Suisse et l’Italie dont le pouvoir exécutif est géré par le premier ministre et le le président de la république n’est que le garant de la nation et de la cohésion nationale.

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